Réforme du code communal et de wilaya:
C’est impérieux !

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La recomposition administrative du territoire national a fait partie du plan d’action du Président Tebboune. Il était temps pour cette première étape ! La commune aujourd’hui ne répond plus aux exigences de ses administrés car elle est mal gérée par le système APC qui existe depuis quarante ans et cela se complique car la situation politico-économique d’hier est totalement différente de celle d’aujourd’hui.  L’introduction du multipartisme en 1989 n’a changé en rien l’ossature d’un système qui reposait sur une responsabilité collégiale alors ailleurs qu’en Algérie unemunicipalité grande ou petite est toujours dirigée par un maire (issu d’un parti ou indépendant) seule habilité à prendre les décisions car il a été élu pour cela. Bien sur les décisions qu’il est amené à prendre ne doivent pas être unilatérales car elles sont discutées par un conseil communal dont les membres sont pour un tier issu des partis politiques un tiers par la société civile et un tiers par des citoyens choisis pour leur notoriété et leur intégrité morale et dont la composition change à chaque nouvelle élection.  Ce mode de fonctionnement inspirera-t-il les concepteurs du nouveau code communal ? Ou reconduira-t-on encore une fois un modèle qui ne tient aucun compte de la démocratie participative dont le gouvernement parle depuis quelque temps. Il faut reconnaître que les APC n’ont pas brillé dans leur manière de gérer les affaires des communes, embrouillées dans des tirades qui n’en finissent pas entre les élus d’une assemblée déchirée par des conflits partisans. Le président de l’APC n’est pas ce personnage central reconnu en un maire car il est seulement le chef d’une majorité d’élus obligé de par les statuts de composer avec elle. Il n’a donc pas les coudées franches. Il n’est pas non plus le maitre des horloges. Ceci pour l’organisation interne du fonctionnement de nos communes mais ce n’est pas tout car en ce qui concerne l’autonomie de la décision, le président de l’APC dépend du bon vouloir du wali qui peut ne pas tenir compte des propositions émises par l’APC, ce qui arrive d’ailleurs fréquemment. Ce qui serait impensable si on appliquait le concept de démocratie participative car à quoi servirait, dans ce cas, la parole de l’élu ou du citoyen invité à donner son point de vue. Idem en ce qui concerne l’APW cette assemblée d’élus calquée sur le système APC mais qui théoriquement a  des pouvoirs  géographiquement plus élargis  car elle couvre la wilaya. Là aussi le wali a un pouvoir discrétionnaire prépondérant et peut s’il le veut se prévaloir de cette position. Ce système de gouvernance territorialement circonscris a indéniablement montré ses limites. Il ne répond plus aux exigences socioéconomiques de la base territoriale de l’État et de la nation. Il faut tout revoir et repenser car la croissance locale et l’élargissement de l’État de droit sont à ce prix.

 

 

 

 

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