Le ministre de l’intérieur français, Gérald Darmanin, est en visite de travail en Algérie depuis vendredi dernier jusqu’à aujourd’hui dimanche. C’est sa troisième visite cette année. Il est venu discuter avec son homologue algérien du dossier immigration pour savoir où il en est. Mais pas seulement car le ministre qui est accompagné de son épouse se rendra au Sahara dans le lieu où est né son grand père.
Pour rappel Gérald Darmanin bien que son nom et prénom sont d’origine latine reste néanmoins le petit fils d’un algérien originaire du Sahara. Il a d’ailleurs toujours reconnu que ses lointaines origines sont authentiquement algériennes et qu’il en était fier. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est le mieux placé parmi le personnel politique français pour parler du dossier immigration algérienne, étant lui-même petit fils d’immigré. Cela n’empêche pas Gérald Darmanin de défendre les positions de son gouvernement concernant l’immigration clandestine algérienne car c’est de cela dont il a toujours été question depuis une année. C’est un dossier épineux pour les deux pays mais il doit trouver un règlement. Pour Darmanin c’est un nuage qui risque d’assombrir les relations exceptionnelles entre les deux pays, scellées d’ailleurs par des accords conclus dernièrement entre d’abord les deux présidents français et algériens puis par les deux premiers ministres des deux pays. La partie algérienne est tout à fait consciente de cela et voudrait coopérer mais pas dans la précipitation. Ce n’est pas l’avis de la partie française qui voudrait en finir avec l’immigration clandestine puisqu’un projet de loi concernant celle –ci a été dernièrement adopté par le parlement français. Dans ce qui est devenu une loi il est question de renvoyer chez eux tous les étrangers clandestins ou en rupture de titre de séjour qui ne sont pas en situation de travail. Pour Darmanin cette présence de personnes étrangères sur le sol français est une source de problèmes et crée des tensions palpables dans la population française or il y a parmi ces clandestins des centaines voire des milliers d’algériens, selon le décompte établi par le ministère français de l’intérieur, ayant réussi à traverser de manière clandestine les frontières séparant la France de l’Espagne et de l’Italie ou ayant leur titre de séjour périmé. Selon des sources concordantes la partie algérienne est d’accord pour que tous les algériens ayant bénéficié d’un visa et d’un séjour limité sur le sol français et qui devaient quitter la France et ne l’ayant pas fait doivent retourner dans leur pays et que leur expulsion du territoire français étant légale ne posera aucun problème au gouvernement algérien. Seulement ils seraient dans ce cas précis quelques centaines et non des milliers comme le citent les chiffres officiels du ministère français de l’intérieur. C’est donc un problème de nombre et c’est là où cela coince. Pour la partie algérienne tous les clandestins supposés être des algériens doivent être identifiés comme tels car toute supposition ne constitue pas une preuve légale sur la véritable identité de ces clandestins soupçonnés d’être des algériens. Cela laisse donc une place au doute et pour les autorités algériennes c’est au ministère de l’intérieur avant de signer un ordre d’expulsion vers l’Algérie de prouver leur nationalité. Or c’est justement là où se situe la difficulté car ces clandestins ont tous détruit tout document d’identification les concernant. Difficile dans ce cas de faire la preuve s’ils sont oui ou non des algériens. C’est le point de vue d’Alger sur cette question et Gérald Darmanin aura toutes les peines du monde à convaincre la partie algérienne de lui faire un cadeau de fin d’année. Pour le gouvernement algérien ce problème d’immigrés clandestins est avant tout franco-français et il ne trouvera sa solution qu’en France.
Visite de trois jours de Gérald Darmanin en Algérie
Le travail et le symbole présents
Djamel Saadi
Le ministre de l’intérieur français, Gérald Darmanin, est en visite de travail en Algérie depuis vendredi dernier jusqu’à aujourd’hui dimanche. C’est sa troisième visite cette année. Il est venu discuter avec son homologue algérien du dossier immigration pour savoir où il en est. Mais pas seulement car le ministre qui est accompagné de son épouse se rendra au Sahara dans le lieu où est né son grand père.
Pour rappel Gérald Darmanin bien que son nom et prénom sont d’origine latine reste néanmoins le petit fils d’un algérien originaire du Sahara. Il a d’ailleurs toujours reconnu que ses lointaines origines sont authentiquement algériennes et qu’il en était fier. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est le mieux placé parmi le personnel politique français pour parler du dossier immigration algérienne, étant lui-même petit fils d’immigré. Cela n’empêche pas Gérald Darmanin de défendre les positions de son gouvernement concernant l’immigration clandestine algérienne car c’est de cela dont il a toujours été question depuis une année. C’est un dossier épineux pour les deux pays mais il doit trouver un règlement. Pour Darmanin c’est un nuage qui risque d’assombrir les relations exceptionnelles entre les deux pays, scellées d’ailleurs par des accords conclus dernièrement entre d’abord les deux présidents français et algériens puis par les deux premiers ministres des deux pays. La partie algérienne est tout à fait consciente de cela et voudrait coopérer mais pas dans la précipitation. Ce n’est pas l’avis de la partie française qui voudrait en finir avec l’immigration clandestine puisqu’un projet de loi concernant celle –ci a été dernièrement adopté par le parlement français. Dans ce qui est devenu une loi il est question de renvoyer chez eux tous les étrangers clandestins ou en rupture de titre de séjour qui ne sont pas en situation de travail. Pour Darmanin cette présence de personnes étrangères sur le sol français est une source de problèmes et crée des tensions palpables dans la population française or il y a parmi ces clandestins des centaines voire des milliers d’algériens, selon le décompte établi par le ministère français de l’intérieur, ayant réussi à traverser de manière clandestine les frontières séparant la France de l’Espagne et de l’Italie ou ayant leur titre de séjour périmé. Selon des sources concordantes la partie algérienne est d’accord pour que tous les algériens ayant bénéficié d’un visa et d’un séjour limité sur le sol français et qui devaient quitter la France et ne l’ayant pas fait doivent retourner dans leur pays et que leur expulsion du territoire français étant légale ne posera aucun problème au gouvernement algérien. Seulement ils seraient dans ce cas précis quelques centaines et non des milliers comme le citent les chiffres officiels du ministère français de l’intérieur. C’est donc un problème de nombre et c’est là où cela coince. Pour la partie algérienne tous les clandestins supposés être des algériens doivent être identifiés comme tels car toute supposition ne constitue pas une preuve légale sur la véritable identité de ces clandestins soupçonnés d’être des algériens. Cela laisse donc une place au doute et pour les autorités algériennes c’est au ministère de l’intérieur avant de signer un ordre d’expulsion vers l’Algérie de prouver leur nationalité. Or c’est justement là où se situe la difficulté car ces clandestins ont tous détruit tout document d’identification les concernant. Difficile dans ce cas de faire la preuve s’ils sont oui ou non des algériens. C’est le point de vue d’Alger sur cette question et Gérald Darmanin aura toutes les peines du monde à convaincre la partie algérienne de lui faire un cadeau de fin d’année. Pour le gouvernement algérien ce problème d’immigrés clandestins est avant tout franco-français et il ne trouvera sa solution qu’en France.
