Le G20 étant une perspective lointaine:
L’Algérie choisit de faire partie des BRICS

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 L’Afrique du sud présidera les BRICS en 2023. C’est une bonne nouvelle pour l’Algérie qui a fait sa demande d’adhésion. Il semble que ce sera une formalité car les pays qui composent ce bloc économique ont d’excellentes relations avec notre pays. La Russie a déjà fait savoir qu’elle ne s’y opposera pas, la Chine y est tout à fait favorable, l’Afrique du sud qui a toujours eu une accointance positive avec l’Algérie fera pareil, le Brésil de Lula ne dira pas non. Reste l’Inde dont on ignore encore sa position.

Il faut savoir que pour qu’un autre pays, en dehors des pays que nous venons de citer puisse adhérer aux BRICS, il faut un vote unanime des cinq membres fondateurs. Si l’un d’eux vote non alors le candidat à l’adhésion verra sa demande refusée. Pour quatre pays, à savoir la Chine, la Russie, l’Afrique du sud et le Brésil, il n’y aura pas de problème, leur vote semble acquis, par contre pour l’Inde ce sera compliqué non pas que ce pays ait une quelconque hostilité envers notre pays, ce n’est absolument pas le cas mais parce que les échanges commerciaux avec l’Algérie ne sont pas aussi intenses comme c’est le cas avec la Chine et la Russie. Le Brésil dont le nouveau président qui vient de prendre ses fonctions a toujours affiché ses positions marquées nettement à gauche et hostiles à toute mainmise américaine sur le sud du continent américain. Pour Lula l’’Algérie est considérée par lui comme un pays progressiste et non aligné et il ne rechignera pas à donner son accord pour l’adhésion de notre pays. Quant à l’Inde dirigée par un courant politique ultra nationaliste bien que conservant avec notre pays des relations amicales qui n’ont jamais été ternies il faudra le convaincre en lui présentant des atouts surtout économiques, cette tâche sera très vraisemblablement confiée à notre ministre des affaires étrangères, Ramtane Lamamra qui sera porteur d’un message du président Tebboune au premier ministre indien. Il faudra donc convaincre ce grand pays qui s’est imposé comme la quatrième puissance économique mondiale. Ce ne sera pas une tâche facile mais la capacité de notre diplomatie à convaincre les réticences a toujours fait ses preuves. Il n’y a donc aucune raison objective pour que l’Inde s’oppose à notre intégration dans ce bloc, principal concurrent du G 20, largement dominé par les pays occidentaux qui fait plus de la politique qu’intervenir en tant qu’organisation économique. Il y a donc fort à penser que l’Inde n’apprécie pas qu’on lui dicte les positions qu’il devra adopter pour ou contre tel ou tel pays, comme c’est le cas actuellement avec la Russie qui a claqué la porte à cette organisation. Ce côté indépendantiste de l’Inde fortement du non alignement dont il a été l’un des principaux fondateurs donne à l’Algérie toutes ses chances d’être acceptée aux BRICS. Cette adhésion donnera à notre pays un statut de puissance économique moyenne mais avant tout elle donnera la possibilité à notre pays de jouer dans la cour des grands. Jusqu’à une date récente notre pays était pratiquement l‘otage de l’Europe, dont les relations avec l’Algérie ont toujours été en dents de scie. L’arrivée de Tebboune au pouvoir mit fin à cette dépendance devenue maladive. L’intensification de la coopération avec la Chine, la Turquie et prochainement la Russie a mis fin à l’hégémonisme européen. L’Algérie en adhérant aux BRICS parachèvera son indépendance économique et s’orientera de plus en plus vers un partenariat tous azimut avec les cinq pays de ce nouveau bloc qui fait désormais face au fameux G20 dont l’influence commence déjà à se désagréger avec ses nouveaux membres non occidentaux qui commencent à être agacés par des positions politiques qui ne leur conviennent pas.

 

 

 

 

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