Le Community management s’impose dans le commerce à Annaba:
Bienvenu au monde virtuel de Abir

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Propos recueillis par Hadjer. B et Khouloud. H:/ 

Le marketing digital ou ce qu’on appelle le community management, est un nouveau mode d’emploi libre pour les jeunes, est une nouvelle tendance commerciale pour les entreprises. Une opportunité nous est donnée aujourd’hui pour nous étaler sur ce sujet et le décortiquer en pénétrant le monde virtuel avec Abir une étudiante en troisième année licence et qui est entrepreneuse d’une société de marketing digital au niveau de la wilaya d’Annaba.

En effet, l’entreprise d’Abir n’a pas de siège réel, dans lequel elle devait nous recevoir. On l’a tout simplement contactée via WhatsApp pour qu’elle nous fasse part de son expérience dans ce nouveau domaine, qui se propage de jour en jour, en nous offrant l’opportunité de nous transporter dans son univers virtuel, pour cet entretien. Selon notre interlocutrice elle a accédé à ce domaine d’abord par curiosité, au vu de sa spécialité à l’Université «sciences de gestion», et son envie de comprendre les intérêts pour une marque et comment on peut promouvoir un produit et le vendre virtuellement.

De plus, ses maints déplacements sur Alger qui lui ont permis de faire de nombreux échanges et de rencontres avec des CM, chose qui l’a poussé à prendre une décision pour tenter sa chance en se lançant dans ce domaine. «Aujourd’hui, je le vois comme un prolongement de mes précédentes expériences en me rapprochant encore plus des utilisateurs», nous a déclaré notre interlocutrice via WhatsApp. En parlant d’utilisateurs ou d’abonnés, il est indispensable de connaitre les bases de ce domaine.

Qu’est-ce que le community management (CM) ? Et en quoi consiste sa mission dans le monde réel ?

Pour répondre à cette question, Abir, nous a expliqué que le community manager en tant que travailleur a pour mission principale de développer les communautés et les conversations autour d’une marque, d’un produit sur les différents réseaux sociaux, à savoir Facebook, Instagram, Twitter, Youtube, Linkedin…etc. Afin de clarifier encore plus les choses, notre jeune «businesswomen» a précisé que le CM, élabore la première étape qui est celle de «définir la stratégie», qui doit être des plus efficace pour atteindre les objectifs de l’entreprise qui lui a confié cette mission, , selon le produit présenté, sur tel réseau social ? Quel positionnement éditorial…etc. Ainsi, la définition de cette stratégie s’accompagne d’un travail de veille et de l’objectif du client.

Comme une deuxième étape, toujours selon la même source le CM a pour mission de concrétiser un contenu beau et attirant sur les différents réseaux sociaux, afin d’assembler et développer les conversations autour de ce dernier. Le Community Manager doit à tout prix attirer les internautes ciblés par ce contenu dans le but de vendre au maximum. « Cela s’accompagne d’un travail d’animation, de dialogue et de crédibilité avec les internautes afin de fidéliser les abonnés», ajoute Abir.

En ce qui concerne la troisième et dernière étape, le Community Manager va devoir faire un travail de reporting afin de mesurer l’efficacité des conversations qu’il a développé et de compter le nombre des personnes touchées par ses différentes publications, soit en créant un bilan mensuel ou trimestriel.

Sur un autre angle, d’après Abir ce travail n’est pas à la portée de tout le monde, car il demande beaucoup de patience, un niveau important de connaissances en la matière, du savoir-faire, d’une bonne plume rédactionnelle, savoir créer un bon feeling avec la communauté ciblée, étant donné que cette approche est enrichissante humainement parlant, vu que ce genre de projet consiste à créer un lien à la fois fort, à la fois très sensible, et ce, grâce à la puissante influence qui naisse entre le community manager et sa communauté virtuelle « ce n’est pas toujours facile à gérer vu le nombre colossal des abonnés qu’on peut attirer chaque jour par nos publications », ajoute Abir.

À Annaba, par exemple la clientèle est totalement différente de celle des autres wilayas, et cela est relatif au manque de ce type de commerce virtuel, qui lui semble une perte d’argent pour rien, malgré son importance et son impact sur la vie d’autrui, concernant la promotion des produits ou de prestation. «Le bon exemple qui s’impose dans ce cas est la période post-Covid qu’on vient de traverser, où le mode de vie virtuelle était le seul moyen pour avoir un quotidien plus ou moins réel. Mes services ont pris vraiment de l’ampleur durant cette période. Je me suis fait un nom professionnel et j’ai construit une équipe de travail virtuel aussi, dont chacun a ses propre tâches», détaille notre interviewée.

En 2022, cette porteuse de projet s’est imposée avec son idée de Community Manager à Annaba, et ce, grâce à ses clients qui ont pu à leur tour élargir leur commerce à l’échelle nationale, en arrivant à la wilaya d’Annaba. «Je travaille avec des séries de restaurants très connus à l’échelle nationale et je gère tous leurs réseaux sociaux avec mon équipe. A cet égard, je peux dire que mes clients sont satisfaits de notre rendement, car ce service virtuel leur a permis de redoubler leur chiffre d’affaires. De ma part, j’évolue dans ma carrière dans le digital dans chaque jour que Dieu fait », précise Abir.

Pour clôturer notre entretient virtuel, on voulait savoir si ce « nouveau Job » permet d’acquérir une certaine indépendance financière ? 

Sa réponse était claire, « Cela dépend du type d’entreprise à qui on veut offrir nos services, par exemple pour un simple magasin on offre un pack entre 35.000 DA à 60.000 DA. Une plus grande entreprise, tel qu’un restaurant on peut avoir une rémunération comprise entre 40.000 à 70.000 DA ou plus, selon les fonctions du Manager », déclare notre interlocutrice.

Comment vois-tu l’avenir de ce job ? Comment va-t-il évoluer ?

D’une le « Mr. Buzz » ou le CM n’est pas la solution à tous les maux, qu’une entreprise peut rencontrer, mais simplement une personne qui offre des services afin de promouvoir une entreprise et ses produits au profit d’un maximum de gens connectées. De deux, le CM a fait sa place dans le marché Algérien à tel point que le gouvernement pense à rajouter des filières dans les Universités, spécialement dans ce domaine qui est le Marketing Digital. Ainsi le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a encouragé l’idée d’accompagner les étudiants universitaires porteurs de projets innovants et créatifs dans différents domaines dans la création de leur start-up pour contribuer à produire de la richesse et moi je pense que mon projet mérite d’être concrétisé et de voir le jour dans un cadre officiel…Et pour terminer n’oubliez pas de liker.

 

 

 

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