Le grand barrage de Bouhamdane, situé à 5Km de Hammam Debagh, au NORD/OUEST de Guelma, se trouve actuellement pratiquement à sec, à cause de l’absence de pluviométries, depuis plusieurs mois. En effet ce grand barrage d’une capacité théorique de l’ouvrage qui est de 186 millions de m3, qui alimente 6 communes, dont la ville de Guelma en eau potable et assure l’irrigation du périmètre irrigué de Guelma-Bouchegouf, se trouve aujourd’hui à son niveau le plus bas jamais atteint depuis sa réalisation en 1988. D’après le responsable de cet ouvrage hydrique, le taux de remplissage du bassin ne dépasse pas les 6% de sa capacité. Selon le même responsable, le bassin du barrage contient dans son étendu, une quantité d’eau estimée à 11 millions de m3, soit un déficit de 175 millions de m3, ce qui constitue une véritable menace sur la distribution de l’eau potable aux milliers de foyers et aussi à l’hydraulique agricole et d’une manière générale à la gestion des ressources en eau. De ce fait, les responsables du secteur de l’hydraulique de Guelma, ont pris des mesures restrictives sur l’utilisation et la distribution de l’eau, compte-tenu de la baisse drastique du niveau du grand barrage de Bouhamdane. Évidemment, quand il ‘y a un manque sensible d’eau, les restrictions s’imposent, le temps que la pluie sera de retour et que le barrage atteindra son niveau de remplissage. Signalons à ce titre que depuis le mois de Septembre 2022 à ce jour, le taux de précipitations enregistré à Guelma est de 165 mm, ce qui est vraiment insignifiant. La question que pose la population sur le manque d’eau, quelles sont les alternatives, qui s’offrent au secteur de l’hydraulique de Guelma, en matière d’approvisionnement en eau potable, pour réduire les effets du manque de pluviométrie. Cette tragédie, vient nous rappeler le manque de sérieux, quant à l’utilisation et la distribution de cette eau précieuse, combien vitale a notre vie. C’est une leçon de moral, que nous devons apprendre absolument pour survivre. Car il y a trop de gaspillage et de perte d’eau potable dans le réseau de distribution.
