« Nous sommes des laisser pour compte, des parias et des exclus de la société. Et pour cause, nous avons tapé à toutes les portes, en vain. Faute d’une prise en charge diligente et effective nous courons le danger de périr dans les prochains mois. Le protocole de traitement du cancer du sang est très couteux et les médicaments n’existent pas sur le marché local. On doit user de mille et un subterfuges et autres pirouettes pour s’en procurer. Pire, ledit protocole est très onéreux ». Ont indiqué des malades atteints du cancer du sang avec beaucoup de rage de souffrances.
Beldi M. enseignant de son état à l’université d’El Tarf, des documents à l’appui, est un exemple type du calvaire subi par les malades, a fait savoir, abattu, que « pour deux cures pour une durée de deux mois, je dois débourser la somme colossale de 11 565,96 euros, soit plus de 250 millions de Cts au prix du marché de change parallèle. Le médicament « CARFILZOMIB » n’est pas commercialisé sur le marché local et il est très cher en France, de surcroit. Je suis atteint du cancer du sang de type Mylom multiple mais c’est une maladie considérée comme chronique et guérissable, sous d’autres cieux, avec le nouveau protocole de traitement. Malheureusement, je ne peux pas avec mes modestes moyens arriver à achever tout le protocole de traitement ». Et d’indiquer, les yeux imbibés de larmes et pétillantes, que « ce médicament, en plus d’être indisponible localement, n’est même pas remboursable par la CNAS. Devant cette détresse, j’ai même pensé à tenter la Harga, en France. Il faut savoir que les haragas dans mon cas de figure sont pris en charge par le système de santé Français. Par contre, se rendre en France avec un visa ne m’ouvre pas droit à une prise en charge sanitaire. C’est insensé et c’est révoltant. De fait, faute d’autres choix et alternatives, je serai dans l’obligation de vendre tous mes biens pour avoir mon traitement médicamenteux, dans les délais».
À Travers, votre publication, j’en appelle, moi, ainsi que mes semblables atteints de cette maladie maudite, au Président de la République M. Tebboune et ce, comme ultime et salutaire recours. Nos vies sont en danger de mort.