Macron maintient le contact avec Tebboune :L’ambassadeur d’Algérie bientôt de retour à Paris

0
157

Le président français a téléphoné à son homologue algérien. C’est à présent devenu une habitude et cela convient aux deux chefs d’États. Il vaut mieux le contact direct que l’envoi d’émissaires. D’ailleurs les deux présidents ont convenu d’intensifier ce lien de communication où ils peuvent se parler sans fioritures ni à priori.

Au cours de leur entretien le président français a voulu entendre de la propre bouche de son homologue algérien l’avis personnel de son interlocuteur sur l’affaire Bouraoui qui a provoqué justement le rappel de l’ambassadeur algérien à Alger. Le président Tebboune a dit ce qu’il en pensait. Le président Macron, qui rappelons–le n’a jamais exprimé son avis sur cette affaire a dit à son homologue qu’une telle affaire n’aurait jamais dû avoir lieu et que dorénavant les deux chefs d’États doivent intervenir à chaud avant que d’autres parties s’en mêlent. Le président algérien trouve l’idée intéressante et a donné son accord pour que les contacts concernant tout ce qui concerne les relations entre les deux pays soient préalablement discutés uniquement entre eux avant de suivre leur parcours protocolaire. Cette affaire Bouraoui a révélé des failles dans le traitement des bi nationaux. Ces failles ont convenu les deux chefs d’État doivent être étudiées et corrigées par les juridictions des deux pays, lesquelles sont liées par des accords et des conventions. Une solution contentant les deux pays doit être trouvée au plus tôt, ont laissé comprendre les deux présidents. L’autre partie de l’entretien a bien sur porté sur l’état des relations entre la France et l’Algérie. Les deux chefs d’État ont convenu de les relancer à leur plus haut niveau en concrétisant dans les faits la « Déclaration d’Alger » signée entre eux lors de la visite du président français en Algérie. Dans la foulée de la discussion le président Tebboune a annoncé à son homologue français que l’ambassadeur d’Algérie en France rejoindra bientôt son poste à Paris et que sa visite en France est toujours d’actualité. L’entretien a ensuite porté sur la situation sécuritaire dans la région du Sahel où les services de renseignement des deux pays collaborent efficacement pour empêcher que les États de cette région ne sombrent dans le chaos, ce qui n’est pas l’intérêt ni de l’Algérie, ni de la France. Sur les questions internationales le résident algérien a informé son homologue français que l’Algérie pourrait s’associer à une médiation entre la Russie et l’Ukraine pour mettre fin une guerre qui ne profite à personne. Le président français a salué une telle décision et s’est montré favorable. Cet entretien téléphonique intervient à un moment où la France traverse une crise politique et sociale sans précédent. Les villes françaises s’embrasent et ce conflit touchant la réforme du système de retraite allongeant de deux ans sa durée n’est pas prêt de voir la fin. À telle enseigne que la visite du roi Charles Trois d’Angleterre, prévue pour le 26 mars a été reportée à une date ultérieure, preuve que la situation en France reste précaire. Cette situation durera-t-elle encore longtemps, empêchant peut être la visite du président Tebboune et la faisant reporter comme cela a été le cas avec celle prévue du souverain anglais ? On le saura dans les jours ou semaines à venir.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici