La vente de la viande de bœuf dont le prix à la vente est exorbitant a contraint la plupart des Algériens à se dispenser d’acheter ce qu’ils aiment le plus surtout pendant le Ramadan. L’arrivée tardive de quelques 2000 bêtes destinées à l’abattage, en provenance du Soudan y est pour quelque chose. Le temps de les abattre et de les distribuer dans des commerces dépendant de l’Etat ne permettra certainement pas aux consommateurs d’en bénéficier au cours de ce mois, du moins pas dans les dix jours à venir. Ce qui n’a pas empêché les intermédiaires de la filière de se préparer pour acheter cette viande providentielle qui se vendra à moitié du prix actuel et la vendre après pour en retirer du bénéfice. Bien sur les contrôles publics veilleront à ce que ce genre de spéculation n’ait pas lieu car en dehors de cette opération spéciale ces intermédiaires font la loi. C’est à cause d’eux que le prix de la viande de bœuf atteint des sommets. Dernièrement le DG d’ALVIAR a déclaré sur la chaine trois de la radio nationale qu’il y a urgence de court-circuiter ces spéculateurs en confiant à des coopératives de distribution la vente de cette viande directement aux boucheries sans passer par quelconque intermédiaire. Cependant a-t-il ajouté le problème ne sera pas pour autant résolu si on n’augmente pas l’élevage des bovins en rendant indispensable l’extension des pâturages dont l’Algérie est dépourvue.