Selon un sondage effectué par une agence internationale l’utilisation d’internet et particulièrement les réseaux sociaux explose littéralement en Algérie. Les Algériens regardent peu les chaines de télévision, publiques et privées (30%) écoutent à peine la radio (12%) et lisent de moins e moins la presse écrite (8%). La presse électronique est consultée apparemment plus que la lecture des journaux. Cela donne un aperçu édifiant du déclin de ce que les Algériens qualifient d’information officielle, préférant les commentaires souvent orientés ou des informations tendancieuses qui déforment les faits en présentant ceux–ci comme de la propagande. En fait c’est plutôt l’effet inverse qui se produit et la propagande ce sont les réseaux sociaux qui en ont fait leur spécialité. Ils s’en servent avec outrance et ont réussi à embrigader les esprits si bien que pour la plupart des jeunes qui représentent l’écrasante majorité de la population du pays, Facebook détient la vérité. Erreur fatale dont la charge ne fait que dresser un chemin vers la méfiance généralisée dirigée contre les organes d’information du pays. Le retour à la confiance sera long sauf si de leur côté ces organes innovent en se libérant des pesanteurs dégagées par leurs écrits ou expressions parlées qui restent malheureusement constantes et nombreuses.