Lors de sa seconde interview accordée à la chaine qatarie « El Jazeera Podcast », en l’espace de quelques jours, le président de la république, visiblement bien à l’aise a fourni des précisions inédites quant à l’évolution de l’économie algérienne. Des indications qui confirment que le pays est en croissance continue et que son décollage en tant que puissance économique à l’échelle du continent africain est plus proche qu’on ne le pense.
Ainsi le chef de l’État confirme ce que l’on savait déjà ; à savoir que le secteur privé en Algérie a gagné la première place en tant que moteur de l’économie nationale. 85% du capital du pays sont détenus par ce secteur qui intervient dans tous les domaines. 1300 potentiels investisseurs attendent le feu vert pour se consacrer à leurs activités. On prévoit une valeur ajoutée de 30 milliards de dollars d’ici fin 2024. La croissance économique se maintient à 4, 3% et elle augmentera au cours des deux ou trois prochaines années. Un tas de facteurs ont rendu possible une telle montée en puissance de l’Algérie. D’abord la politiqué mise en place par le gouvernement sous l’impulsion du président de la république. Une mise en ordre rigoureuse et sans aucune complaisance a permis de voir plus clair et présager l’avenir. Il fallait faire table rase du passé et des politiques d’improvisation qui l’ont parsemé. La suppression de tous les tabous qui ont freiné l’expansion du pays y est en grande partie responsable de cette remise à niveau. Ainsi tous les critères idéologiques enracinées dans les mentalités des décideurs ont été supprimés pour laisser la place à une vision plus conforme aux réalités du monde qui nous entoure. Les nouvelles lois sur l’investissement et sur le commerce ont déchiré un voile opaque sur l’Algérie. Le pays n’a pas d’autre choix que de s’ouvrir à l’extérieur intégrant les critères de compétitivité, de rendement et de profit maximum. Cette Algérie nouvelle qui est en train de s’édifier ne ressemblera plus à celle que nous avions connue des décennies entières. Les opérateurs économiques nationaux ou étrangers doivent faire preuve d’innovation et accepter les nouvelles règles introduites par l’État. S’ils réussissent ce sera tant mieux pour eux et pour le pays. S’ils échouent ils ne s’en prendront qu’à eux-mêmes et cela vaut aussi pour le secteur public économique car désormais l’État n’interviendra qu’à titre de régulateur et non plus comme il le faisait auparavant comme protecteur exclusif subissant plus de pertes que de profits. Par ailleurs, selon le chef de l’État, l’Algérie a aujourd’hui tous les atouts pour devenir une puissance économique africaine. Elle vise la troisième place et pour y arriver elle a intégré dans son ambition la dimension africaine avec une politique d’intégration économique se greffant dans des projets à grande portée. C’est ainsi a révélé le président Tebboune. 4 grands projets sont en cours de finalisation. Le premier concerne la fibre optique reliant le Nigéria, le Niger et l’Algérie. Le second concerne le grand gazoduc qui partira du Nigéria, via le Niger pour aboutir sur le territoire algérien lequel reliera à son tour l’Europe. Le troisième concerne l’exploration gazière au Niger par le groupe public Sonatrach. Un partenariat très attendu et apprécié par le Niger. Enfin le quatrième projet est consacré à la construction de voies ferroviaires liant Alger à Bamako au Mali et Niamey au Niger. S’exprimant sur l’état des finances du pays le président de la république a déclaré que celles–ci sont les plus saines qu’elles ne l’ont jamais été depuis l’indépendance, car pour la première fois notre balance commerciale affiche de l’excédent et notre déficit est réduit à zéro, ce qui vaut à l’Algérie les félicitations de la banque mondiale et du FMI. De plus avec l’encouragement de l’État des exportations hors hydrocarbures en accordant à nos exportateurs nationaux toutes les facilités dont ils ont besoin, nous avons pu exporter plus de sept milliards de dollars en l’espace de deux ans, ce qui ne s’est jamais produit jusqu’ici ; d’ici 2030 et selon, cette fois–ci ,le ministre du commerce ce chiffre sera doublé ; Enfin en ce qui concerne les réserves de change ,celles–ci s’élèvent à 64 milliards de dollars et d’ici deux ans il y a une forte probabilité qu’on atteigne le seul des 100 milliards.
