Au sortir de la défaite décevante de la JS Kabylie face à l’Espérance de Tunis, Miloud Hamdi s’est montré aussi agacé que revanchard.
Drôle de saison pour la JSK. En grande difficulté en championnat, les Canaris font pourtant la fierté de l’Algérie sur la scène continentale, étant parvenus en quarts de finale de la Ligue des Champions.
Face à l’Espérance Sportive de Tunis, l’équipe de Miloud Hamdi a montré un très beau visage avant d’encaisser un but incompréhensible. Sur une touche, Hammouda est complètement seul et peut donc tranquillement conclure face au gardien.
Un scénario dur à avaler pour Hamdi, qui s’est montré passablement agacé en conférence de presse : «Une grosse déception, un but gag, un but où l’on a été trop naïfs. On a fait une bonne première mi-temps, nous étions tactiquement en place, avec une belle action de Bounechfa sur un très bon ballon de Boualia, et le gardien fait un bon arrêt. À la mi-temps, on a mis en place un plan de jeu nouveau pour cette équipe parce qu’on avait vu leurs faiblesses. Malheureusement, le but encaissé pratiquement en début de seconde période nous coupe les jambes. (…) J’aurais préféré prendre un but sur une attaque placée (…) mais pas un but comme ça. On l’a perdu nous ce match, ce n’est pas l’Espérance de Tunis qui l’a gagné.»
Interrogé par un journaliste qui s’est montré taquin, insinuant que la JSK n’avait pas montré un beau visage à son public, Hamdi a d’abord répondu par du sarcasme avant de contredire radicalement son interlocuteur : «On a joué avec de réelles intentions, on a vraiment voulu faire plaisir à tous ces supporters qui sont venus nombreux aujourd’hui. C’est un quart de finale, on a perdu la première manche et on va essayer de récupérer le résultat, parce que c’est jouable. Pourquoi ne parlez-vous pas du contenu de l’Espérance de Tunis, qui n’a quasiment pas eu une seule occasion en 90 minutes? Il faut le souligner. En première mi-temps, on était très en place tactiquement. (…) L’EST a voulu faire d’entrée de jeu un pressing, pensant qu’ils allaient marquer dans le premier quart-d’heure, mais nous, nous récupérions le ballon et fort en contre-attaque. Croyez moi que ça les a calmés!»
«Le deuxième ballon? Bien sûr que c’est grave!»
Si défaite il y a eu, ce n’est pas pour autant une élimination définitivement scellée dans le marbre. La JSK se rendra en Tunisie le 29 avril et, pour son entraîneur, aura une réelle carte à jouer : «Si cette équipe était prenable aujourd’hui, elle le sera aussi au retour. On ne partira pas là-bas en victimes, tout est jouable. 0-1, c’est un piège pour l’adversaire, il va soit tenter de tenir le score, soit d’ouvrir le jeu. (…) c’est ça le haut-niveau, il est bénéfique pour les joueurs. Ces matchs doivent nous faire murir, progresser, comprendre le travail qu’il reste à accomplir. (…) Prendre un but sur une touche, ça détruit tout le travail de 10 jours. Comment on peut prendre un but sur une touche!»
Enfin, interrogé sur le fait qu’il y avait plusieurs ballons sur le terrain au moment du but tunisois, Hamdi a là encore fait preuve d’agacement, tout en réitérant sa volonté de défendre l’honneur de son équipe dans une semaine : «Si la VAR est là pour faire un joli tableau… La moindre des choses, pour les deux équipes, c’est de la consulter quand il y a une action litigieuse. (…) Je ne veux pas trop parler d’arbitrage. Nous sommes fatigués des fautes commises contre nous et non fatiguées. Par rapport au deuxième ballon, bien sûr que c’est grave. Des faits de jeu nous pénalisent. Pas le choix, il faut nous retrousser les manches.»
DZfoot
