Bachar–el Assad remercie Abdelmadjid Tebboune

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La Syrie longtemps considérée comme un pays paria par une majorité de pays faisant partie de la ligue arabe à cause de son président et de la guerre civile qui ravagea ce pays pendant une dizaine d’années vient à nouveau de réintégrer la famille arabe et ce grâce aux efforts soutenus de la diplomatie algérienne qui a fini par convaincre les réticents à réintégrer dans le giron du monde arabe , cet enfant terrible qu’était devenu la Syrie gouvernée par Bachar El Assad . Pour rappel l’Algérie n’a jamais condamné le régime syrien au plus fort de la guerre qui ravageait ce pays. En fait c’était un des très rares pays arabes qui avaient maintenu son ambassade à Damas. Aujourd’hui l’occident le pire pourfendeur du régime syrien et son président a pris conscience que continuer à pratiquer une politique hostile envers l’État syrien ne mènera à rien. Certes les occidentaux n’ont pas encore franchi le Rubicon en annonçant une reprise diplomatique avec la Syrie mais ils ont mis de l’eau dans leur vin en réalisant que les pays arabes ne suivent plus à la lettre leurs recommandations et que désormais ils se sont affranchis de toute tutelle. Cela s’est d’abord manifesté avec la reprise des contacts avec l’Iran, allié inconditionnel de la Syrie et s’est terminé par la réintégration de la Syrie dans la ligue arabe. Les Algériens ont convaincu tous les pays arabes réticents à rétablir leurs relations avec le régime syrien en leur faisant comprendre que s’ils abandonnaient l’État syrien il arriverait ce qui est arrivé en Libye après la disparition du colonel Kadhafi. On aurait alors affaire à un pays morcelé, otage d’El Qaeda de Daesch et de tous ces groupuscules islamistes qui se combattaient entre eux pour exercer leur sinistre domination. Devant un tel argument les dirigeants arabes ont finalement compris que les Algériens, sur ce coup, avaient entièrement raison, d’autant que ce qui se passe actuellement entre la Russie protecteur déclaré du régime syrien qui l’avait sauvé d’un péril imminent aurait certainement une incidence dans la région moyenne orientale. Alors les Arabes ont réalisé qu’il valait mieux récupérer en leur sein l’État syrien représenté par Bachar el Assad que l’isoler davantage en revenant à l’ancien statu quo plus périlleux que jamais en ces temps où la géopolitique mondiale est totalement bouleversée. C’est pour cette raison que le président syrien a remercié vivement l’Algérie et son président pour avoir permis enfin que la Syrie reprenne la place qu’elle avait toujours eue dès la création de la ligue arabe au lendemain de la seconde guerre mondiale.

 

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