Le président de la république, accordant la traditionnelle entrevue mensuelle avec quelques représentants des médias nationaux s’est exprimé sur divers sujets. Parmi ceux–ci il y a la question de l’adhésion de l’Algérie aux BRICS qui n’est pas encore officielle mais qui le sera sans aucun doute après une période de probation nécessaire selon les statuts de cette organisation économique.
Le chef de l’État a souligné l’importance pour le pays d’une telle adhésion. Apportant la précision que la banque des BRICS financera des projets que l’Algérie seule ne pourra réaliser. Le chef de l’État n’a ajouté que cette banque dispose d’un capital que bien des établissements financiers internationaux envient. Il s’agit de 100 milliards de dollars. En comparaison avec ce qu’offre le FMI ou la banque mondiale, c’est la nuit et le jour, d’où l’intérêt pour l’Algérie de faire partie des BRICS. Cette organisation qui regroupe cinq pays disposant de capitaux suffisants et d’importantes ressources naturelles dont certaines sont classées rares comme c’est le cas de la Chine sont aussi très compétitifs dans le commerce international et les échanges y afférents. Ses membres sont interactifs entre eux et sont devenus de redoutables concurrents des pays occidentaux lesquels sont aujourd’hui sur la défensive. La future relation de l’Algérie aux BRICS permettra à notre pays d’accéder à l’émergence comme c’est le cas des cinq pays qui composent cette organisation. En clair l’Algérie qui a conclu un partenariat qui ne date pas d’hier avec l’Union européenne pourra renforcer un tel partenariat dans des conditions plus que favorables. En un mot l’Algérie jouera dans les prochaines années dans la cour des grands de ce monde. En plus souligne le président Tebboune notre pays bénéficiera d’un soutien politique des autres membres de cette organisation. Ainsi l’Algérie dont la diplomatie intelligente n’est plus à démontrer pourra peser de tout son poids dans la géopolitique actuelle qui est caractérisée par un rapport de force qui met en présence deux visions du monde différentes. Passant à un autre sujet qui intéresse au plus haut point les citoyens, celui de l’agriculture et de la disponibilité en eau potable au cours des prochaines années, le président de la république a regretté que l’agriculture saharienne n’ait pas franchi le cap des cinquante pour cents de la production agricole saharienne. Pour le chef de l’État qui constate une évolution sensible de cette agriculture constate que c’est loin d’être suffisant. En ce qui concerne l’alimentation en eau potable de la population le chef de l’État a affirmé que les Algériens ne manqueront pas d’eau car le gouvernement a définitivement adopté le dessalement de l’eau de mer comme solution en réalisant sur l’ensemble du littoral des stations pouvant répondre à hauteur de 85 % aux besoins d’une population qui vit majoritairement au nord du pays, y compris les hauts plateaux. Cependant a ajouté le président les Algériens devront comprendre une fois pour toutes que recevoir de l’eau dans les robinets 24 h/24 n’est désormais plus possible pour la simple raison que la planète connait aujourd’hui un réchauffement sans précédent du climat, provoquant sécheresse et tarissement des ressources d’eau. C’est pour cette raison que les citoyens recevront de l’eau une fois tous les deux jours et pendant des heures précises de la journée. Le résultat c’est qu’ils ne manqueront jamais d’eau et c’est cela le plus important. Rappelant que notre Sahara dispose d’une nappe phréatique qui éloigne le spectre d’une catastrophe hydrique. Cette chance inouïe met à l’abri l’Algérie pendant un nombre incalculable d’années mais a encore signalé le président ce n’est pour cette raison qu’on doit dormir sur nos lauriers. Nous devons quand même faire attention à ne pas gaspiller l’eau surtout dans les surfaces agricoles destinées à l’irrigation. Le gouvernement a mis en place une stratégie payante pour les années à venir, celle de l’adoption du système du goutte à goutte et de l’exploitation des eaux usées qui seront purifiées pour alimenter les surfaces agricoles. Le dernier sujet abordé par le président concerne la presse. Le chef de l’État a encore souligné que l’État aidera par tous les moyens les organes d’information. Il demande aux journalistes de faire leur travail avec professionnalisme et ne leur demande pas de faire preuve de servilité en aucune manière a-t-il souligné, déclarant que nous ne voulons pas d’une presse qui applaudit mais une presse qui met en exergue les efforts déployés tout en critiquant tout ce qui peut freiner de tels efforts, c’est ce qui est attendu de la famille de la presse a-t-il ajouté. Le président apporte enfin un démenti catégorique à certaines allégations formulées par RSF rapportant que des journalistes sont aujourd’hui emprisonnés. « C’est faux » a dit le président qui confirme que ceux des journalistes qui ont été condamnés par la justice l’ont été non pas pour avoir exprimé leurs opinions mais parce que la preuve a été fournie qu’ils recevaient de l’argent de l’Étranger pour critiquer l’État et ses institutions et cela a déclaré le chef de l’État ne peut être toléré.
