Ce n’est plus un secret pour personne et nous ne cesseront jamais de l’écrire, la drogue dans tous ses états est devenue un fléau social bien ancré chez nous et qui ne risque, malheureusement pas, de connaitre des solutions quant à son éradication. Loin de nous de colporter des informations effrayantes, mais la réalité est là en face de nous.
Aussi amère soit-t-elle, l’information vaut bien son pesant d’or. Le fléau en question se répand de manière fulgurante au sein de toutes les franges de la société algérienne. Nos universités, nos lycées, nos collèges et même nos écoles primaires sont atteints de ce poison dangereux qui circule librement dans tous les coins et recoins de nos villes. Les statistiques des services de sécurité, sont alarmantes et rapportent que durant les dix premiers mois de l’année 2022, près de 60 tonnes de cannabis ont été saisis, en plus de centaine de milliers de capsules psychotropes de tout genre. Ainsi le bilan de l’Office National de Lutte Contre la Drogue et la Toxicomanie fait ressortir que «l’année 2022, se caractérise par la saisie de : 58. 258,031 kg de résine de cannabis, 5.250,11 grs d’herbe de cannabis, 5 Millilitres d’huile de cannabis, 935,713 grs de graines de cannabis, 61.844,897 grs, 455.000 comprimés de cocaïne, 36,95 grs de crack, 8.591,957 grs d’héroïne, 126,3 grs de graines d’opium, 11.35.813 comprimés de substances psychotropes de différentes marques et 324 flacons de solutions psychotropes, la découverte et l’éradication de 2.485 plantes de cannabis et 191 plantes d’opium. Pour cela et durant la même periode, l’ensemble des services de lutte (Gendarmerie nationale, Sureté Nationale et Douanes) ont traité 96.797 affaires liées au trafic illicite de la drogue, à la commercialisation de cannabis, de la cocaïne, du crack, des substances psychotropes, à la culture de cannabis et à la culture d’opium… Ces chiffres sont bien évidemment loin de reffléter la réalité au vu de ce qui se consomme sur le terrain. La lutte intensive que mènent quotidiennement les services de sécurité n’est pas venue à bout de ce fléau dont ses origines demeurent sans conteste nos frontières de l’ouest.
Le Maroc un pays de narcotrafiquants
Tout ces maux nous proviennent du Maroc premier pays connu pour son énorme industrie narcotique qu’il distile en quantité astronomique en algérie à travers des narcotrafiquants encouragés par le Makhzen pour détruire la société algérienne, du moins c’est sa visée encadrée par les sionistes. La vigilance des autorités frontalières reste le seul rempart face à ces adeptes de ce commerce illicite et dangereux. Cependant la consommation de ces produits dangereux demeure destructrice de la personne sur un double plan celui de la santé et de la liberté en cas de délit qui y soit lié. « C’est un fléau ravageur de la société. Sur le plan santé, il est plus dangereux que le cancer et le sida réunis. Il est la cause de tous les malheurs de nos jeunes. Les trois quarts des prisonniers sont peut être incarcérés pour ce trafic de drogues et des substances psychotropes.» Nous a dit un cadre universitaire avec qui nous avons ouvert ce sujet. «Il faut que les autorités du pays durcissent le ton avec ce cartel qui menace dangereusement toute la société algérienne.» a-t-il ajouté. Cette réplique appelle à plus d’efforts afin de cerner le marché de la drogue qui échappe à tout contrôle du fait de l’appat du gain facile qui pousse les dealers à multiplier leurs réseaux sur toutes les étendues. Les conséquences sont facheuses. «Plusieurs fois des bagarres éclatent entre consommateurs et revendeurs et se terminent le plus souvent chez nous à l’hopital. Nous étions à plusieurs reprises contraints de subir les contrecoups de ce fléau dévastateur de la jeunesse algérienne». Nous a affirmé un medecin des urgences de l’hôpital. «Nous sommes conscients du danger qui a atteint un niveau assez élevé de la jeunesse mais nos actions répressives ne suffisent pas. L’implication des parents en premier lieu est très nécessaire surtout quand elle est suivie par des actions de sensibilisation d’associations caritatives, de professeurs des différents paliers de l’éducation et surtout des imams qui sont plus indiqués dans ce genre de situation. Des fois quand ils sont en manque, les consommateurs qui sont désormais prisonniers de ce fléau optent pour toute action devant leur générer de l’argent pour satisfaire leurs besoins en drogue ou en barbiturique. Ils jettent leur dévolu sur toute personne pouvant leur être utile, soit pâr l’agression soit par la mendicité, soit par le vol à l’arraché. Généralement se sont les femmes qui sont leurs cibles préférées ». Nous a révélé un officier de police. Notre démarche a touché certains consommateurs qui se sont donné à notre jeux de questions réponses et nous ont dit en général que leur situation à quelque degré qu’elle soit n’est pas enviable du tout. Abdelkader la trentaine, issu d’un quartier populaire et d’une famille modeste nous a raconté que son calvaire à commencé un jour du mois de ramadhan d’il y a cinq années. «C’était un jour inoubliable pour moi. Une soirée entre copains a été le départ vers cette aventure. Il a suffi d’une invitation alléchante par un ami et surtout un défi que je devais relever par orgueil. De là a commencé la déchéance et la demande, a sensiblement augmenté pour l’acquisition du produit qui me permettait de noyer mes chagrins. L’oisiveté aidant et les soucis qui s’accumulent m’ont rendu dépendant de la drogue. J’ai dû emprunter de l’argent sans le rendre, de la le manque, du fait que je suis devenu fortement dépendant de ce poison, m’a poussé à commettre certains délits que je ne me le pardonnerais jamais. Ainsi de consommateur, je suis devenu revendeur. Un jour j’ai été contacté par une personne à qui je devais vendre des barbituriques et quelques morceaux de kif traité. Cette personne m’a fait croire qu’elle venait de la part d’un autre client, mais en fait c’était un piège de la police. La fin s’est soldée par une incarcération suivie d’un emprisonnement de deux années. En ce moment là, la justice était clémente avec moi car c’était la première fois et la quantité n’était pas importante. La prison m’a fait apprendre beaucoup de chose.» a conclu notre interlocuteur qui a, depuis, rejoint le droit chemin, en fondant un foyer et il est aujourd’hui père de deux enfants. Certains, munis la plupart du temps de fausses ordonnances sillonnent les pharmacies à la recherche du produit vénéré, parfois ça colle parfois cela se termine par des rixes face aux refus des pharmaciens constatant l’irrégularité de la chose. Certains parents sont impatients de trouver une issue à leur progéniture. Encore une fois, il nous est arrivé de constater que le marché illicite de la drogue et de ses dérivés echappe totalement au contrôle des autorités d’où l’echec total de la prohibition de ce fléau de société générateur d’effets pervers bien plus dangereux que la drogue elle-même. L’appat du gain facile pousse les dealers à multiplier leurs réseaux afin de réduire le risque d’être appréhendés en utilisant ce que l’on peut aisément appeler aujourd’hui, les fourmis, ces petits intermediaires entre dealers et consommateurs. Mais le danger pour ces derniers est omniprésent du fait de la qualité du produit qui serait associé à d’autres produits aussi nocifs que dangereux pour la santé humaine. Face à cette situation la répression à elle seule ne suffit pas si elle n’est pas accompagnée d’un travail préventif et non de campagne. Karim, un jeune de 29 ans est devenu un calvaire pour ses parents. Sa mère passait des nuits blanches à l’idée de voir son fils sombrer petit à petit dans l’abime et voit la vie de son fils se dégrader d’un jour à l’autre. Sous le regard impuisant de sa mère, il continue de consommer régulièrement sa dose parfois au-delà. Chomeur sans diplôme et sans se donner la peine à chercher du travail, son argent de poche, c’est sa mère qui le lui donne en privant ses autres frères de choses et d’autres. Une mère employée comme femme de ménage avec un salaire dérisoire au sein d’une entreprise privée arrive difficilement à satisfaire ses besoins primaires. Les inquiétudes de sa mère se sont révélées exactes car la démarche de karim après lui avoir coûté deux années de sa vie en prison et quelques temps dans la débauche, il a été finalement emporté par la mort suite à une overdose d’un mélange de barbituriques et autres psychotropes qu’il avait l’habitude de prendre laissant sa pauvre mere dans son chagrin. Tel la fin à laquelle sont confrontés les victimes des narcotrafiquants qui ne se soucient guere des conséquences de leurs gestes. L’argent, rien que l’argent qui les interesse.
