L’ANSEJ ou ce qui en reste :Une réévaluation s’impose

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Lors du conseil des ministres de dimanche dernier le président de la république a demandé que l’on installe une commission  qui se consacrera exclusivement à l’ANSEJ, un organisme malade et miné par la corruption, héritage d’anciennes pratiques, lesquelles, loin de favoriser les jeunes porteurs de projets cohérents encourageaient souvent des magouilles .

Tout le monde sait que beaucoup de jeunes choisissent l’ANSEJ pour se procurer de l’argent qui leur servira de quitter le pays et préférer vivre ailleurs. Des pratiques connues de tout le monde qui enrichissent des tierces personnes. Les concernés,  autrement dit les porteurs de projets abandonnent ceux –ci  en empochant l’argent avancé  par des tiers qui est dans la plupart des  cas  dépensé, mettant ainsi  le porteur  de projet dans uns situation de litige avec l’ANSEJ   car n’arrivant  pas à rembourser le crédit octroyé. C’est ce genre de pratique dont veut mettre fin le gouvernement  non en mettant fin à un système d’encouragement aux jeunes qui ont réellement envie de s’émanciper économiquement en réalisant des projets qu’ils savent solides et durables mais en expurgeant ce système de tout ce qui ne rend pas possible un tel encouragement sain et surtout en mettant fin aux causes des litiges dont la conséquence est le non remboursement des crédits .  Pour  le président de la république qui a toujours montré une sensibilité sans équivoque pour les jeunes entrepreneurs qui veulent ajouter, eux aussi, leur pierre au développement de la croissance économique, il faut s’attaquer au mal qui a miné l’ANSEJ  cet important instrument d’aide pour  tous ces jeunes qui ont sincèrement  cru que sans cette aide de l’Etat  leurs choix d’une vie meilleures n’auraient jamais vu le jour. Malheureusement toutes les bonnes intentions affichées au départ s’effilochèrent au fil des ans, laissant place à la bureaucratie et à la corruption. Au bout d’un certain temps l’ANSEJ  est devenue l’otage de fonctionnaires véreux et d’hommes d’affaires qui avaient trouvé un  savoureux filon qui leur permettait de s’enrichir sur le dos de ces jeunes à qui on promettait rapidement de l’argent à condition qu’on les laissait s’occuper de leurs dossiers. Un grand nombre de jeunes  sont tombés dans le piège de la facilité, ce qu’ils ignorent c’est qu’ils devront rembourser ce crédit octroyé par les banques publiques leur permettant selon le contenu de leurs dossiers  d’acheter équipements ou matériels de leur hypothétique entreprise.  Le gouvernement sous l’impulsion du chef de l’Etat veut aller au fond des choses en repérant tout ce qui a rendu possible pendant de longues années ces déséquilibres et éliminer dans l’ordre des choses toutes les entraves qu’elles soient d’ordre technique ou de nature humaine. D’où l’intérêt d’une commission qui se penchera dans les prochains jours sur le fonctionnement de l’ANSEJ  de sa création jusqu’à ce jour.

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