Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la wilaya d’El Tarf, ces deux derniers jours, ont engendré plusieurs inondations dans les communes, de Boutheldja, Ben M’hidi, El Tarf, Ain El Assel, Echatt, El Kala, Lac des oiseaux, Dréan, et Besbes et ce, selon un communiqué de presse, émanant de la cellule de communication de la protection civile. «Les unités de la protection civile ont réalisé 22 opérations de pompages d’eau et ce, au niveau des habitations dans différents quartiers de la wilaya. Également, ce sont 16 opérations de reconnaissance qui ont été engagées afin d’évaluer les dégâts et les possibles actions d’évacuation des populations». Est-il indiqué. Par ailleurs, certaines sources ont affirmé que les précipitations ont dépassé les 120 mm, ce qui est exceptionnel en pareille saison et que cette manne providentielle a permis une nette augmentation des volumes d’eau engrangés par les trois barrages en exploitation dont, particulièrement, celui de Bounamoussa sis dans la commune de Chaffia d’une capacité de plus de 160 millions de mètres cubes, qui alimente, pour rappel, le complexe sidérurgique d’El Hadjar, sis dans la wilaya d’Annaba. Cependant, ces inondations, d’une rare intensité, ont montré, sans l’ombre d’un doute, que les actions de prévention pour faire face aux dangers des inondations n’ont pas été réalis é,selon les normes requises. Quoi qu’il en soit, ces inondations ont permis de mettre à nue et le travail des maires et celui de la direction de l’hydraulique. Il faut en tirer les enseignements nécessaires dans un contexte de changement climatique et de bouleversement du rythme naturel des saisons.
