Mila: Les inondations provoquées par la bêtise humaine

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Le constat est sans appel : les inondations qui ont dévastéla ville de Tadjenanet, dans la nuit de mardi à mercredi derniers, et causé la mort à deux garçons en bas âge sont provoquées par l’’urbanisation sauvage de la ville. Selon le constat des autorités, les torrents d’eau pluviale qui ont sinistré la ville n’auraient pas fait autant de dégâts si le lit de l’oued qui traverse la cité n’était pas obstrué par des habitations sauvages. Deux villas sont officiellement identifiées comme étant le sinistre obstacle qui a détourné les eaux de crues vers les habitations de la cité des 412 logements, où l’on a enregistré la mort des deux petits frères, BahaDjaoued et Abdennour. Le wali, Mustapha Koreich, est catégorique à ce propos. En s’exprimant sur le sujet, au lendemain de la tragédie, il dira : « Si la réglementation et les outils d’urbanisme ont été respectés, cette tragédie ne se serait pas produite. Il y deux villas implantées dans l’oued. Elles ont dévié les eaux de crues vers les maisons ; et c’est comme cela que des familles se sont retrouvées subitement submergées par les torrents. » Dans la foulée, il a décidé de démolir les deux malheureuses habitations : « Ces bâtisses seront démolies. On s’est entendu avec le propriétaire. » En outre, une enquête a été ouverte pour identifier les responsables locaux qui ont autorisé l’implantation des deux villas dans le lit du cours d’eau. « On a ouvert une enquête pour déterminer les personnes impliquées, de près ou de loin, dans la construction des deux villas là où elles sont », dira-t-il lors de la rencontre qu’il a eue, ce dimanche 18 juin, avec les habitants des cités éprouvées. Ces derniers ont notamment demandé la démolition des constructions qui obstruent le passage des eaux. L’un d’eux dira : « Que le propriétaire des deux bâtisses évacue les lieux et qu’il ne les encombre plus de quelque objet que ce soit. C’est tout ce que nous demandons. »  Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement urbain, Brahim Merad, présent sur les lieux le jeudi 15 juin, avait soutenu la même idée. Dans son intervention devant la presse, il avait insisté sur l’impératif de respecter les normes urbanistiques et les règlements en vigueur dans toute opération de construction. Rappelons que ces inondations ont causé la mort à deux enfants âgés entre 10 mois et 2 ans et fait des dizaines de sinistrés.

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