Les 60, 97% de réussite au BEM obtenus cette année ne plaisent pas à tout le monde. Les associations de parents d’élèves sont vent debout. Elles ne comprennent pas que cet examen se traduise par une presque moitié d’échecs. En effet on est juste au dessus des cinquante pour cent de réussite. Du coté de la famille éducative et des syndicats d’enseignants les avis sont quasiment identiques à ceux émis par les associations de parents d’élèves. Les enseignants remettent en cause ce fameux système de transition qui permet à ceux qui auraient fait une bonne scolarité à travers les évaluations trimestrielles d’obtenir des notes supérieures à dix leur permettant de passer en première AS même s’ils ont obtenu une note inférieure à dix lors de l’examen du BEM; D’un autre coté les enseignants ne comprennent pas que des élèves dont les résultats ont été médiocres durant toute l’année scolaire aient pu avoir un 12 ou un 13 durant les épreuves du BEM. Pour les deux parties (Enseignants et APE) il y a manifestement quelque chose qui cloche. Pour les syndicats il faut revoir en profondeur le système d’évaluation basé sur cette transition qui laisse perplexe. La question directe qu’il faut poser est celle–ci: Faut–il maintenir l’examen du BEM et dans ce cas lui donner son vrai sens ou bien rendre celui-ci comme cela se fait dans d’autres pays facultatif, plutôt honorifique qu’autre chose mais dans ce cas là rendre les évaluations trimestrielles totalement rigoureuses et efficientes pour permettre aux élèves ayant réussi le challenge annuel d’aller en première année secondaire avec toutes les chances de réussir tout le palier du secondaire.
