Le président Tebboune a proposé aux autorités palestiniennes gouvernant l’enclave de Gaza de leur fournir gratuitement du pétrole pour tourner leur usines et alimenter leur foyers domestiques. Bien sur cette offre a été accueillie, on s’en doute avec la plus grande joie par les concernés qui font l’objet en permanence d’un blocus israélien qui leur distille au compte goutte une quantité minimale en hydrocarbures. Cette offre algérienne se heurte néanmoins à un obstacle et celui–ci n’est pas israélien mais égyptien. En effet Gaza a une frontière commune avec l’Egypte. Tous les produits dont ont besoin les gazaouis passent par cette frontière. Les Algériens ont demandé aux autorités égyptiennes d’autoriser la livraison gratuite d’hydrocarbures aux habitants de Gaza en prenant sur le compte de l’Algérie toutes les taxes y afférentes. Ces dernières font la sourde oreille malgré les appels répétés du gouvernement algérien. Il y a une raison à cela les autorités égyptiennes ont un sérieux contentieux politique avec les dirigeants palestiniens de Gaza à cause de leur appartenance au mouvement des frères musulmans or c’est Hamas qui a toute autorité politique sur Gaza. Nul n’ignore cependant que l’ennemi juré du maréchal Sissi a été, est et reste la confrérie des frères fondée par Hassan el Banna, pendu par Nasser dans les années soixante et que l’armée égyptienne pivot principal de l’autorité politique en Egypte ne veut pas entendre parler de tout ce qui concerne ce mouvement et ceux qui en sont issus. Voila qui complique l’équation.
