La mort volontaire du jeune franco-algérien Nahel et l’embrasement des banlieues de toutes les grandes villes de France qui s’ensuivit a mis la France à nu. Une France fracturée à vif. D’un coté il ya ces français qui vivent dans les villes et dans les campagnes considérées comme des «zones vertes» et paisibles et de l’autre il y a ceux qu’on appelle les français de troisième ou quatrième génération d’immigrés nord africains, subsahariens ou originaires de l’ex Afrique équatoriale française. Ceux–la habitent massivement des cités d’habitation pratiquement clôturées. Certes ce ne sont pas des ghettos à proprement parler car ces cités ont été dotées de toutes les commodités sauf qu’en matière d’emploi et de possibilités de travailler à l’intérieur de ces villes artificielles rien n’a été fait depuis une quarantaine d’années , poussant ainsi les jeunes qui ne trouvent pas de travail en dehors de ces cités à cause de la couleur de leur peau ou parce qu’ ils s’appellent Mohamed ou Traoré à se tourner vers le trafic de drogue qui leur procure ainsi cette aisance financière qu’ils ne peuvent obtenir en «Zone verte». La réaction des gouvernement s qui se sont succédés depuis 40 ans a toujours été sécuritaire. L’objectif affiché étant de confiner toujours ces pseudos français dans leurs cités et les empêcher d’ébranler la sérénité des gentils français. Depuis les émeutes que la France vient de connaitre l’hypocrisie a disparu. On fait face aujourd’hui à deux France qui s’affrontent. On ignore les conséquences d’un tel affrontement. Ce qui est certain c’est que cette France des droits de l’homme appartiendra résolument au passé.
