La canicule persiste : Ses effets sont connus et ne sont pas bons

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Sur le littoral le thermomètre oscille entre 38 et 40°. A  l’intérieur la température ressentie dépasse les 45°. Les villes cernées par la montagne, comme c’est le cas de Guelma  depuis maintenant une semaine sont en surchauffe. Sortir dans la rue entre midi et seize heures c’est avoir l’impression d’être en face d’un cratère volcanique en activité.

 On s’attendait à ce que juillet soit chaud mais pas à ce point et ce n’est pas fini prévoient les climatologues. Alors à quoi faut–il s’attendre ? La principale préoccupation des citoyens concerne la pénurie d’eau potable. Bien que les dernières pluies, tardives au demeurant, aient quelque peu rempli les barrages en élevant leur niveau en forte baisse notamment dans les régions de l’ouest du pays. Cela reste néanmoins insuffisant pour faire face à une absence totale de pluie durant les deux mois d’étés que sont juillet et août avec comme toujours une prolongation de deux autres mois que sont septembre et octobre. D’où la nécessité de recourir aux stations de dessalement d’eau de mer. Certaines d’entre elles fonctionnent depuis une année ou deux mais leur nombre est limité. D’autres, grace à la célérité du gouvernement et sous la surveillance accrue du président de la république viennent d’entrer en fonction. Cela ne suffira certainement pas à pourvoir toutes les régions du pays en eau. Il y a des disparités flagrantes entre ces régions. Certaines d’entre elles comme celles situées sur la côte et à proximité des barrages s’en tirent plus ou moins bien mais ne sont pas à l’abri de pénurie, d’où le plan national adopté sur l’ensemble du territoire consistant à distribuer tous les trois jours et pendant quelques heures de la journée l’eau potable pour les wilayas disposant de ressources hydriques jugées suffisantes et cinq à six jours pour les wilayas éloignées des barrages et des stations de dessalement d’eau de mer. Il faudra attendre deux ou trois ans pour que ces wilayas assoiffées puissent, elles aussi, recevoir leur quota en eau tous les trois jours. La seconde préoccupation liée aux fortes chaleurs concerne les incendies de forêt.  C’est toujours le cas en été et cela depuis la nuit des temps. Certes le phénomène n’est pas nouveau mais il s’est amplifié ces trois dernières années à cause de la sécheresse des sols et des broussailles. Il suffit d’un jet de  mégot de cigarette ou d’un tesson de verre  exposé au soleil pour que l’irréparable se produise. Bien sûr il ne faut pas exclure aussi l’action criminelle des pyromanes. La location des bombardiers d’eau dont certains ont déjà été réceptionnés limitera l’ampleur de ces incendies de foret et évitera la répétition de ce qui est arrivé en 2021 mais ne nous leurrons pas ceci  n’empêchera pas l’éclatement de foyers d’incendies dans les endroits soumis à une sécheresse des plus désolantes. L’autre ennui dû aux fortes chaleurs et à une pluviométrie suffisante en automne et en hiver concerne la production céréalière. Elle sera insuffisante cette année et le supplément viendra de l’étranger. L’Etat y a déjà pensé et constitué des stocks plus que suffisants. Donc du coté consommation ll n’y aura pas de problème, par contre pour les céréaliculteurs c’est un manque à gagner évident. Enfin il y a la préoccupation de la surconsommation électrique. Elle bat des records chaque été et cet été elle n’y ’échappera pas. Il faut donc s’attendre à des délestages de nuit comme de jour car les coupures calculées et ciblées par Sonelgaz sont un mal nécessaire. L’autre casse tête dû à ces canicules fréquentes concerne le travail en chantier  sous un soleil accablant. La productivité en prend un sacré coup car les travailleurs des bâtiments à dix heures d’affilée. ne peuvent travailler que très tôt pour terminer leur travail vers midi car au-delà de cette heure c’est l’enfer qui calcine les casques de ces ouvriers du bâtiment. En termes d’heures consacrée à l’ouvrage il faut compter un maximum de six heures alors que d’habitude ces ouvriers travaillent huit heures d affilée.

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