C’est un coup de tonnerre dans le ciel paisible et serein de la wilaya d’El Tarf et un séisme de grande magnitude qui vient d’ébranler les fondations de l’administration locale. Et pour cause, quasiment, tous les membres de l’APW ont décidé de se retirer des travaux de la deuxième session ordinaire de l’APW qui devait se tenir jeudi dernier.
La cause de cette fronde historique des élus de l’auguste APW, selon un communiqué qui a été rédigé à l’adresse de la presse locale et l’opinion publique, dont nous détenons une copie, est «le fait que cette action (se retirer de la plénière de cette session) est une forme de protestation contre l’état lamentable et déplorable du secteur de la santé qui est la conséquence d’une mauvaise gestion par l’actuel directeur de wilaya. L’état catastrophique du secteur de la santé a été passé aux cribles lors de la 3eme session de l’APW, tenue durant l’année passée, 2022. Malheureusement toutes les recommandations et autres remarques qui ont été émises et écrites noire sur blanc, n’ont pas été prises en charge dans le dessein d’améliorer les prestations sanitaires fournies au citoyen. Également, nous avons, à moult reprises et lors de rencontres officielles, attiré l’attention des responsables locaux sur l’état déplorableet du secteur, en vain».
«Face à cette léthargie ambiante et devant la détérioration effrénée du secteur et après des consultations avec l’ensemble des composantes politiques de l’APW, nous avons décidé à l’unanimité écrasante du report de cette deuxième session ordinaire et ce, pour une date ultérieure». Est-il mentionné dans le communiqué.
Interrogé, le P/APW Boussaha R’jam, a mentionné avec véhémence, que «Nous sommes les représentants du peuple et nous avons des devoirs envers nos concitoyens qui nous ont élus dans cette instance. Nous sommes la voix du peuple et nous avons la culture de l’état et personne ne peut nous donner des leçons. Nous sommes la courroie de transmission des revendications des citoyens et nous agissons dans le cadre des lois et l’intérêt général afin d’éviter les émeutes et autres actions de rue des citoyens. Le report de cette session est devenu nécessaire devant, l’indifférence manifeste des autorités quant à la prise en charge de nos doléances afin d’améliorer les prestations de ce secteur névralgique qui est la santé. Ledit secteur connait, indubitablement, un problème de gestion flagrant. Le président de la république a insisté sur le confort du citoyen et c’est dans cette optique qu’il faut inscrire notre action. L’état a mobilisé des sommes colossales pour le secteur à savoir les programmes: PCD, PSD et le FCCL (fond commun des collectivités locales). Et nous n’accepterons, par ailleurs, aucune spéculation sur nos actions. Je vous informe, cependant, que ce dossier, se trouve en haut lieu».
Dans un autre registre, il y a lieu d’indiquer que le wali sort, inéluctablement, fragilisé, de cette affaire qui a défrayé la chronique locale et qui continue de faire le buzz sur les réseaux sociaux. Son capital confiance s’effondre, inexorablement, avec une ossature de directeurs de l’exécutif qui font pour, beaucoup, dans les chiffres erronés, les promesses non tenues et surtout le mépris envers le citoyen. Un coup de balai devient nécessaire dans une wilaya de l’extrême Est du pays qui souffre le martyr.
Quoi qu’il en soit, les griefs formulés à l’encontre de l’actuel directeur de la santé sont multiples et incalculables. De fait l’injection d’un sang neuf devient une nécessité absolue afin d’éviter le pourrissement et cette fuite en avant qui est en train de créer la zizanie et le chaos.
