L’Algérie sélectionne ses partenaires :Cela donne déjà des résultats

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La politique étrangère du pays  qui a repris des couleurs depuis l’élection de l’actuel président de la république cible de plus en plus les pays avec lesquels elle entretient désormais des relations de confiance basées sur la réciprocité. Ce qui n’a pas toujours été le cas jusqu’ici avec des pays qui considéraient l’Algérie comme une chasse gardée et qui finalement  finissent toujours par décevoir.

 C’est le cas, on l’aura compris, de la France longtemps partenaire privilégié qui a toujours considéré  et considère l’Algérie comme un  pays lui ayant appartenu pendant cent trente deux ans. Elle n’arrive pas à se défaire  de cette nostalgie qui perdure et occasionne souvent des tensions de part et d’autre. Quand l’Algérie réagit vivement  aux critiques formulées par la France visant ceux qui représentent l’Etat et ses institutions cela ne plait pas à la France mais se rendant compte toujours que sur ce coté là les Algériens ne reculent jamais et qu’ils sont  même capables de geler leurs relations diplomatiques comme cela a été fait plusieurs fois dans le passé et même récemment alors l’Elysée met de l’eau dans son vin et essaie d’arranger les choses. Ce type de relations en dents de scie ne convient plus à la direction politique du pays. Le nouveau pouvoir issu de l’élection présidentielle de 2019 a de grandes ambitions pour le pays et sa première idée consiste à rompre définitivement avec les schémas anciens lesquels, finalement ont toujours coincé l’Algérie dans le giron français. Pour le président Tebboune qui connait parfaitement comment fonctionne la politique algérienne de la France il faut dépasser cette relation fondée sur l’histoire et la nostalgie en  se liant  davantage avec des pays économiquement forts  qui n’ont jamais eu aucun litige avec l’Algérie. C’est notamment le cas avec l’Italie qui est en train de supplanter la France dans bien des domaines. La nouvelle orientation de la politique extérieure de l’Algérie se dimensionne  désormais sur  l’économie et le commerce. Pour Alger ce qui compte dorénavant c’est la capacité d’attirer tout investisseur voulant gagner de l’argent et en faire gagner à l’Algérie. Les Italiens ont très vite compris ce que veut l’Algérie et s’efforcent  de renforcer des liens indéfectibles. Les Chinois  font pareil  et cela depuis une quinzaine d’années. Ils sont aujourd’hui les premiers partenaires commerciaux de l’Algérie mais aussi parmi les associés les plus en vue sur le plan économique. Les Etats –Unis se sont rendus compte très tardivement que leur appréciation politique et économique de l’Algérie était totalement erronée. La nouvelle ambassadrice des USA à Alger n’a cessé d’adresser à Washington rapport sur rapport consignant ses appréciations souvent élogieuses sur l’Algérie et conseillant au département d’Etat américain de revoir complètement sa position sur un pays appelé à devenir dans une cinquantaine d’années la première puissance économique africaine.  Avec la très probable adhésion aux BRICS  l’Algérie deviendra un passage obligé pour les grandes puissances du monde. Le point fort sur lequel s’accordent la plupart des pays concernant l’Algérie c’est que ce pays se distingue par sa position d’équilibre et qui ne se fâche jamais avec les grands de ce monde

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