Si un enseignement devait être tiré au terme des visites d’Etat ou de travail effectuées par le président Tebboune en Russie, au Qatar, en Chine et en Turquie, c’est assurément celui de dire, avec toute la fierté que peut ressentir tout Algérien pour son pays, que l’Algérie nouvelle n’est pas une vue de l’esprit ou un slogan creux.
En effet, il ne fait plus l’ombre d’un doute que cette Algérie est non seulement présente sur la scène internationale, mais qu’elle est aussi et surtout un partenaire incontournable pour les puissances mondiales et régionales. Car, il ne faut surtout pas se leurrer en pensant que le chef de l’Etat est invité par ses homologues au nom de la seule amitié qui lie ces capitales à l’Algérie. Une telle réflexion relèverait de la pure naïveté. En effet, si tous ces pays, et bien d’autres au demeurant, œuvrent à renforcer leurs relations bilatérales avec Alger, c’est parce que l’Algérie présente aujourd’hui, et est en droit de les faire valoir, tous les atouts d’un pays stable politiquement, attractif économiquement et sûr sur le plan sécuritaire. Certes, les liens de confiance et de respect tissés au fil de l’histoire sont primordiaux et influent positivement sur la volonté commune d’établir des partenariats gagnant-gagnant, mais force aussi est de souligner qu’ils ne sont pas le seul critère qui entre en jeu à ce niveau de décision. «L’Algérie est aujourd’hui une puissance en Afrique», ne manque pas de rappeler le président Tebboune à ses interlocuteurs dont les plus grands de ce monde, qui ne sont pas sans le savoir tant il est vrai que rien ne s’ignore dans un monde globalisé. C’est dire que ces ententes relèvent de la convergence stratégique puisque chaque partie trouve son compte tout en défendant légitimement ses intérêts. «L’Algérie a payé au prix fort sa liberté de décision», a aussi souligné le président Tebboune dans une entrevue accordée, vendredi dernier, à la Télévision centrale de Chine, CCTV. En effet, alors qu’elle aurait pu tirer des dividendes de l’alignement de ses positions politiques, Alger s’est toujours refusé à les marchander et à céder au chant des sirènes. Sa politique étrangère, fondée sur des principes doctrinaux immuables, n’est pas négociable. Ce qui ne l’est pas, par contre, ce sont les partenariats à établir avec les partenaires étrangers conviés à investir en Algérie, dans le sillage de l’ouverture économique du pays et de la mise en place d’un nouveau cadre législatif qui offre aux opérateurs économiques de nombreux avantages. La visite en Chine du président Tebboune a ouvert les perspectives d’investissement pour un montant de 36 milliards de dollars dans divers secteurs. Et ce n’est qu’un début tant les opportunités ne manquent pas en Algérie. Nadia Kerraz in horizon
