Il semblerait que l’Algérienne des eaux (ADE) fait la sourde oreille aux appels incessants des citoyens quant à la réparation des fuites d’eau qui deviennent légion dans la ville d’El Tarf. Une situation lamentable et regrettable qui perdure depuis plusieurs mois. Les interventions de l’ADE sont de plus en plus rares et les citoyens sont désabusés face à ce laisser aller qui est un véritable crime à l’ adresse de cette source rare et indispensable. Au niveau de la placette 11 décembre 1960, ce sont deux fuites géantes qui sont visiblesà l’œil nu, ou l’eau coule à flots et se déverse, inutilement, dans le canal situé en face de la station de wilaya des bus. Le même phénomène est observé dans plusieurs autres quartiers de la ville. Ainsi, l’eau s’écoule dans la nature dés le rétablissement de l’approvisionnement. Des citoyens ont affirmé mordicus que l’agence de l’ADE, sise au centre-ville, est informée des différentes fuites, mais sa réaction relève de l’immobilisme. L’eau est certes, rationnée mais d’un autre côté, les pertes sont immenses. Ce constitue une situation ubuesque et risible. On avance, allègrement, un taux effarant de 50% de l’eau distribuée qui est gaspillé d’une façon ou d’une autre. La gestion de l’eau potable implique une rigueur et une rationalisation dans la distribution de cette denrée rare. La préservation des ressources hydriques et la lute contre le gaspillage passent inévitable par la réparation des fuites.
