Said Chengriha reçu par Sergei Choigou . Entente entre la Russie et l’Algérie dans tous les domaines

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 Le général Saïd Chengriha Chef d’état major de l’ANP en visite à Moscou depuis lundi dernier a été reçu par le ministre de la défense russe en personne. C’est un insigne honneur signifiant l’intérêt élevé qu’éprouve la direction politique russe pour l’Algérie et son président.

En effet il est rare que  le ministre de la défense de la deuxième puissance militaire mondiale accepte de sursoir au protocole pour recevoir certes le plus haut gradé de l’armée algérienne mais qui n’est pas ministre de la défense comme l’est précisément Serguei Choigou. Pourtant c’est le cas. Cela prouve de manière incontestable que la Fédération de Russie a une confiance illimitée en l’Algérie. Elle traite notre pays comme elle le fait avec la Chine. Ce n’est donc pas rien! La Russie sait qu’elle peut compter sur l’Algérie pour enrayer sur le plan diplomatique toute  tentative occidentale tendant à faire de cette grande puissance un ennemi potentiel de l’Afrique.  Cette visite qu’entreprend Saïd Chengriha s’inscrit avant tout sur le plan militaire. Depuis son indépendance l’Algérie acquiert son armement chez les russes. C’est grâce à un tel armement qu’elle a réussi à déjouer des tentatives d’incursion de commandos hybrides traversant la frontière qui sépare l’Algérie du Maroc. Cela s’est passé au milieu de la décennie soixante dix quand le Maroc annexa le Sahara occidental un territoire qui a aussi une frontière commune avec l’Algérie. Souvenons –nous d’Amgala où un, détachement de l‘ANP avait réussi à pénétrer en territoire marocain répliquant à une attaque de l’armée marocaine sur le territoire algérien. Cette incursion de nos forces spéciales sur le territoire ennemi a été couronnée de succès et de nombreux soldats marocains avaient été fait prisonniers. Ce qui donna à réfléchir à l’armée marocaine qui ne broncha plus depuis cet incident. Une telle victoire de nos forces spéciales  n’aurait pas été obtenue sans l’équipement sophistiqué dont disposait à l’époque notre armée. Depuis la coopération sur le plan militaire s’accentua. Elle marqua une pause  pendant la direction de Gorbatchev et sa Perestroïka et surtout  après l’investiture à la tête de l’Etat russe de Boris Eltsine qui croyait naïvement à une alliance stratégique avec l’occident et l’OTAN.  Une brève illusion  qui s’avéra chimérique  et qui entraina sa destitution et son remplacement par l’actuel président Vladimir Poutine. A partir de là la coopération militaire entre la Russie et l’Algérie reprit, d’abord timidement puis s’accentuant peu à peu lorsque le nouveau président russe qui ne connaissait pas l’Algérie apprit à mieux la connaitre en observant son rôle et sa place dans la diplomatie mondiale er particulièrement en Afrique.  Les visites de responsables algériens et russes dans les deux pays ont placé cette coopération militaire à un niveau très élevé. Ainsi l’achat des équipements militaires par l’Algérie à la Russie a  décuplé en l’espace de dix ans permettant à notre pays d’acquérir le statut de troisième puissance militaire africaine et si cela continue à ce rythme elle accèdera au premier rang dans une vingtaine d’années. Incontestablement la visite de Saïd Chengriha à Moscou s’inscrit dans cette optique du futur.

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