Industrie Que reste-t-il du Groupe Sider ?

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Le premier ministre lors de sa visite à Annaba s’est rendu au complexe sidérurgique d’El Hadjar, oubliant délibérément de faire un crochet à la direction générale du groupe Sider qui se trouve sur une crête à Chaiba. Traditionnellement et dans le passé c’est d’abord là que les autorités se rendaient avant d’aller au complexe, mais cela c’était avant !

On sait que le PDG  du groupe Sider, Lakhdar Aouchiche est en prison pour multiples chefs d’accusation, dont certains sont graves. Donc cette direction générale est étêtée. On ne connait pas encore le nom du remplaçant de l’ex PDG. Oh il y a sans doute un intérimaire qui expédie les affaires courantes mais cette personne n’est pas digne d’intérêt au point de recevoir la visite du premier ministre ,lequel a préféré se présenter au complexe et s’entretenir avec le PDG de cette unité industrielle . Cela pose le problème de la structuration du groupe Sider ou plutôt de son éventuelle restructuration car dans les conditions actuelles il ne peut plus fonctionner comme il le faisait il y a une année où il était aux abonnés absents.  Un changement de cette structure qui est aujourd’hui une coquille vide s’impose impérativement car si on veut que la sidérurgie algérienne ait sa place parmi les sidérurgies mondiales puisqu’elle dispose actuellement ,en plus du complexe d’El Hadjar , celui de Bellara en partenariat avec le Qatar , une usine performante à l’ouest gérée par une société mixte algéro –Turque (Tosyali) et prochainement un troisième complexe à Béchar il faut donc  une direction de l’ensemble . Que cette autorité ait la forme d’un groupe industriel ou d’une holding, cela n’a pas une grande importance. L’important consiste à ce qu’il y ait  un sommet de la pyramide sidérurgique qui est en train de se constituer. Le choix des hommes qui étofferont cette pyramide est primordial. Il n’est pas question de reproduire l’erreur monumentale de nommer à la tête  d’une entreprise comme le fut Sider au temps de sa magnificence un incompétent avéré qui ne connaissait rien aux métiers de la sidérurgie  comme ce fut le cas avec la nomination de ce PDG  aujourd’hui emprisonné. Peut –on reprocher à cet ancien cadre supérieur devenu grâce à sa nomination à la tête de Sider un cadre dirigeant de n’avoir pas refusé une telle ascension dont il ne croyait sans doute pas qu’un jour qu’il  y arriverait ? Certes non car la véritable faute a été celle de la personne qui l’a nommé à ce poste. Un tel aveuglement était –il imaginable ? C’est la question que le ministère de l’industrie doit poser pour comprendre comment est –on arrivé à un tel stade de la déliquescence en nommant à la tête d’un groupe industriel aussi important comme celui de Sider un petit juriste coincé depuis des années dans un bureau du service contentieux . Une telle erreur ne doit plus se reproduire.

 

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