Niger: Convergence entre les États-Unis et l’Algérie

0
112

Le projet d’une médiation algérienne dans la recherche d’une solution pacifique à la crise au Niger continue de faire son chemin. La position algérienne commence à faire consensus, ce qui éloigne les risques d’une intervention militaire qui pourrait plonger ce pays et tout le Sahel dans le chaos, estime une source algérienne.

Toute la région, y compris le Maghreb, est exposée à des dangers incalculables en cas de détérioration de la situation au Niger, avec l’aggravation de la menace terroriste et la hausse des flux de migrants subsahariens. C’est pour cela que l’Algérie a exprimé avec force son rejet de l’utilisation de la force pour réinstaller le président nigérien Mohamed Bazoum dans ses fonctions. Dans ce contexte, l’Algérie présente à « priori un profil de médiateur acceptable par toutes les parties », remarque une source algérienne. D’abord, les États-Unis, qui disposent de soldats stationnés au Niger, sont moins enclins à l’utilisation de la force, et penchent plutôt pour une solution diplomatique. La crise nigérienne a fait partie des sujets urgents discutés entre le secrétaire d’État américain Antony Blinken et le chef de la diplomatie algérienne Ahmed Attaf lors de la visite de ce dernier à Washington la semaine passée. Les États-Unis ont toujours loué le rôle de l’Algérie dans le maintien de la stabilité de la région. Pour les Américains, c’est un pays « crédible » dans toute la région du Maghreb et en Méditerranée.L’Algérie et les États-Unis partagent l’option d’une solution pacifique à la crise au Niger afin d’éviter à la région les dangers de l’option militaire, prônée par la Cédéao dès le coup d’État qui a évincé le 26 juillet dernier le président élu Mohamed Bazoum. Jeudi, lors de son sommet extraordinaire à Abuja, le bloc ouest africain a validé le projet d’une intervention militaire au Niger et les chefs d’états-majors des pays devaient se réunir samedi pour étudier les options d’une action. Mais la réunion a été reportée. L’option d’une intervention militaire au Niger semble ainsi de plus en plus difficile avec l’opposition de l’Algérie alors que les États-Unis n’ont pas apporté un soutien à l’utilisation de la force. Une action militaire immédiate est donc peu probable. Antony Blinken a dit qu’il « est certain que la diplomatie est le moyen préférable » pour résoudre la crise au Niger. Ce qui laisse la place à la diplomatie et à la médiation .

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici