En ce vendredi 01 Septembre, à peine 17h, un événement saisissant a pris place sur le boulevard Salah Boulkeroua à Skikda. Un groupe de jeunes, dans une démarche à la fois contestataire et expressive, a investi les lieux pour protester contre l’interdiction et la saisie de leurs marchandises.
Cette opération, menée par les forces de l’ordre, semble envoyer un message fort à ces marchands ambulants qui occupent l’espace public au détriment de la circulation des citoyens et des véhicules. Cet incident met en lumière les enjeux d’organisation, de respect de la loi et de cohabitation harmonieuse entre l’activité commerciale informelle et la vie urbaine. Située à l’intersection entre la Cité 20 Août et le quartier Elmatch, la Cité Salah Boulkeroua à Skikda constitue un nœud de circulation essentiel. Sa position stratégique, au croisement d’axes routiers majeurs tels que l’axe Constantine et la route vers El Hadaiek, en fait un lieu de passage fréquenté par des poids lourds contournant le centre-ville. Malheureusement, cet emplacement privilégié est souvent encombré par des marchands ambulants qui occupent les trottoirs et parfois même la double voie de la cité, perturbant ainsi la fluidité du trafic et mettant en danger la sécurité des citoyens.
Marché Couvert d’Ezafzah : Entre Désertion et Résistance
Dans ce contexte, le marché couvert d’Ezafzah, proche de la scène de l’incident, semble avoir été délaissé par ces mêmes marchands ambulants. Les jours d’organisation, à savoir les mardis et jeudis, voient un afflux réduit de commerçants, qui préfèrent occuper l’espace public au lieu de respecter les règles de fonctionnement du marché. Cette désertion paradoxale interroge sur les raisons qui poussent ces acteurs à bouder un espace spécifiquement conçu pour leurs activités. Un autre exemple flagrant se trouve dans le quartier «La CIA», densément peuplé et caractérisé par une activité commerciale importante. Malheureusement, la majorité des marchands ambulants de ce quartier semblent également préférer occuper les rues plutôt que de s’installer au marché situé à proximité, au sein de la Cité 700 Logements. Cette situation crée un désastre en termes d’hygiène et de désorganisation, avec certaines échoppes construites de manière informelle et illégale.
Les Autorités en Quête de Solutions
L’effort des autorités locales pour instaurer l’ordre dans ce contexte complexe suscite des interrogations légitimes. D’un côté, il est important de réguler les marchands ambulants afin de garantir une circulation fluide et sécurisée pour les citoyens. De l’autre, il est primordial de comprendre les motivations de ces commerçants à préférer l’espace public aux marchés réglementés. L’incident du boulevard Salah Boulkeroua à Skikda soulève des questions fondamentales sur la coexistence entre l’activité commerciale informelle et la vie urbaine ordonnée. La lutte pour la régulation des marchands ambulants n’est pas seulement une question de respect de la loi, mais également un défi pour trouver un équilibre entre la nécessité d’activités économiques et la garantie du bien-être des citoyens. La situation à Skikda met en évidence l’importance d’un dialogue ouvert et constructif entre les autorités et les acteurs commerciaux afin de trouver des solutions durables pour le bénéfice de tous.
Par Aissani Mohamed Tahar
