Le poulet pesant deux kilos et plus s’affiche à 1000 dinars, la viande de bœuf à 2900 Da, celle du mouton à 2600 et cela ne concerne pas seulement les viandes car les œufs suivent également la même ascension. Comment dès lors quelqu’un gagnant 30 000 dinars par mois peut –il nourrir sa famille s’il en a une ?
Toutes les augmentations relativement substantielles, décidées par le gouvernement et dont en ont bénéficié les fonctionnaires et les retraités n’ont pas suffi à renverser la tendance inflationniste. Celle–ci continue et de plus belle. Tous les produits de consommation courante sont concernés par cette flambée des prix qui défie l’entendement. Non seulement les légumes et primeurs sont touchés mais aussi tous les produits d’épicerie. Il faut dépenser en, moyenne 2000 dinars par jour pour nourrir une famille de quatre à cinq personnes, couple et trois enfants si on prend en référence les statistiques tirées du dernier recensement général de la population. Il est inutile de spécifier que cette dépense de 2000 da / jour ne comptabilise que le strict nécessaire ce qui veut dire que le coté nutritionnel protéiné n’y figure pas. Par exemple, on sait pertinemment bien que les enfants en bas âge ont besoin de manger du poisson au moins une fois par semaine, surtout le poisson blanc genre merlan. Il ne faut pas y compter ! Au prix où il s’affiche ce sont les deux tiers du contenu du porte –monnaie qui s’envoleront pour se payer quelques 500 grammes de ce produit de la mer plein de protéines. C’est également le cas pour les viandes rouges particulièrement le bœuf pour tous ceux et celles qui manquent cruellement de vitamines et ils sont malheureusement très nombreux à être dans ce cas .Il n’y a qu’ à aller se rendre compte dans les hôpitaux pour constater le nombre effarant d’anémiés. Et ici on ne parle que de la classe dite moyenne, un terme galvaudé car il n’y a aucune comparaison à faire entre une classe moyenne européenne et la notre. Que dire alors de ceux qui travaillent en percevant un salaire égal ou supérieur au SNMG. En clair ils n’ont pas droit au chapitre selon l’expression la plus utilisée pour désigner cette catégorie de la population . Heureusement qu’il y a ce qu’on nomme la débrouillardise, autrement dit les smicards comme on les appelle pour faire court travaillent dans un endroit et se livrent en même temps à toutes sortes de trafics, certains licites d’autres pas . Cela peut choquer certaines bonnes consciences lesquelles ne sont pas concernées par la mal vie qui secoue cette catégorie de la population car ces bonnes consciences vivent dans de superbes villas, dont certaines ont des piscines semblables à celles que l’on voit dans les demeures des stars d’Hollywood. Le gouvernement est parfaitement conscient de cette différenciation de classes sociales qui existe au sein de la société algérienne mais il ne peut rien faire car l’égalitarisme en économie est le pire des choix. On sait ce qu’il a donné en termes de développement quand le pays calquait certains régimes marxistes. Seul le libéralisme donnera les meilleures chances à l’Algérie à condition que tout le monde puisse en profiter et quand on dit tout le monde il ne faut surtout pas faire dans la sélection.
