La réponse cinglante de notre ministre des affaires étrangères à l’appel introduit par le ministre confédéral suisse requérant une condamnation lourde et humiliante contre l’ex général en retraite de l’ANP réintroduit le sens d’une lutte légitime contre le terrorisme qui a ensanglanté l’Algérie dix années entières.
Ahmed Attaf a tout à fait raison lorsqu’il qualifie l‘attitude de la justice suisse de révisionniste et c’est le moins que l’on puisse dire car quel autre terme conviendrait à cette prise de position qui condamne celui qui grâce à son intervention a pu arrêter dans son ascension fulgurante une idéologie identique en tous points de vue à celle des Talibans d’Afghanistan et à bien des égards semblable dans ses actions à celle de l’Etat Islamique. Si Khaled Nezzar n’avait pas dit stop à ces hordes sauvages du FIS et du GIA l’Algérie aurait trahi le serment de Novembre, celui d’instaurer une république démocratique et sociale. En aucun cas une république islamique ou un Etat fondé sut la religion. La Suisse ce pays se réclamant neutre et ayant échappé à deux guerres mondiales qui ont secoué cette Europe dont ce pays fait partie a toujours agi uniquement pour ses intérêts propres en nouant des contacts aussi bien avec l’Allemagne nazie qu’avec les alliés. S’agissant de la qualification scandaleuse de Khaled Nezzar en tant que criminel de guerre sans disposer de la moindre preuve appuyant une telle accusation, il parait utile de rappeler à cette Suisse que son système judiciaire a été dans le passé accusé de compromission éhontée avec les criminels les plus notoires du régime hitlérien en faisant l’acquisition de biens considérables ayant appartenu aux juifs d’Europe dont l’écrasante majorité a été exécutée , gazée ou enfournée dans les camps d’Auschwitz, de Treblinka de Sobibor et d’autres camps de la mort. Comment alors qualifier cette complicité nauséabonde autrement que par l’accusation de complicité de crime contre l’humanité? Aujourd’hui que l’Algérie se construit un avenir politique et économique qui convient à ses habitants, on ressort une histoire dramatique qui avait couté la vie à deux cent mille Algériens. Ce que la justice confédérale omet de dire délibérément ou par oubli c’est que la majorité des victimes de cette salle guerre contre le terrorisme furent des civils , de paisibles paysans ou habitants des zones rurales les plus éloignées mais aussi des personnes mortes dans des attentats à la bombe dans la capitale et celles , femmes et hommes exécutés à l‘arme blanche ou à feu . Ce ne sont ni les soldats de l’ANP, ni les gendarmes qui furent les auteurs de la tragédie de Rais et de Bentalha mais les groupes armés du GIA qui réglaient leurs comptes avec l’AIS cette branche armée du FIS en perte de vitesse qui n’arrivait même plus à protéger les populations qui lui faisaient confiance et qui étaient censés les protéger. Le bilan était lourd : 400 civils entre femmes ,enfants vieillards furent tous massacrés à la machette et à la hache . Une manifestation de la barbarie la plus abjecte, identique à celle de Daesh mais néanmoins vingt ans avant la naissance de cette organisation criminelle. Pourquoi cette justice helvétique ne parle t-elle pas de ces horreurs commises bien après le départ de Khaled Nezzar qui n’exerçait alors aucun poste de commandement. Entre la Suisse et l’Algérie les relations exigent désormais plus de clarté si on veut qu’elles soient maintenues dans le sens du respect mutuel et de l’absence de toute ingérence.
