L’année 2023 qui n’est pas encore finie, loin de là! a été dans l’ensemble bonne ou plutôt assez bonne. On a renoué avec la croissance, les investissements sont là, les partenaires étrangers voient l’Algérie de manière différente et la confiance s’installe.
Certes il y a encore pas mal de points négatifs et nous citons, à cet égard, l’inflation qui n’a pas reculé et qui grignote le pouvoir d’achat des catégories de la population les plus vulnérables qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts et qui peinent à élever leurs enfants comme il se doit. Ce mois de septembre sera particulièrement éprouvant pour ces catégories populaires car il y a la rentrée des classes et celle-ci exige un apport substantiel d’argent car les prix des fournitures scolaires donnent le tournis. Certes il y a toujours moyen d’en acheter à bas prix mais la qualité n’y est pas. Au bout de deux semaines il faudra renouveler l’achat. C’est donc la double peine. Septembre c’est aussi la rentrée parlementaire. Un arsenal de projets de lois attend les députés de l’APN qui en débattront. Il faut aussi préparer la prochaine élection présidentielle car la fin de 2023 marque la fin du premier mandat d’Abdelmadjid Tebboune. Celui-ci se représentera t-il pour une seconde fois? La constitution lui donne le droit de se représenter. Passera t-il le flambeau à quelqu’un d’autre, bien que dans la perspective actuelle on ne voit vraiment pas se profiler un successeur digne de remplacer Tebboune? En principe l’actuel président se représentera car il n’a pas terminé le job. En pleine possession de ses capacités physiques et mentales il arrivera sans crainte à présider le destin de l’Algérie cinq années de plus. Enfin cet automne est celui de la poursuite des visites officielles du chef de l’Etat et particulièrement sa visite d’Etat en France ,prévue depuis longtemps et reportée à cause d’évènements politiques internes qui ont secoué la France au printemps et une partie de l’été. On parle aussi d’une tournée africaine du président de la république en Afrique de l’Est mais aussi en Afrique du sud. L’Algérie mise sur l’Afrique et sur cette partie du continent dont la richesse et les capacités de développement sont avérées. Enfin au Sahel l’Algérie prévoit de réunir à Alger une conférence internationale consacrée au développement économique et social dans la région sahélienne pour mettre un terme d’une part au terrorisme qui se nourrit de la pauvreté et du désespoir des populations mais également pour stopper le cycle infernal des exodes massifs de ces jeunes africains qui au péril de leur vie traversent le désert et la Méditerranée pour y mourir ou pour finir enfermés dans des camps de transit où ils demeureront sans espoir d’être accueillis par les pays européens qui ne veulent plus d’eux. Ce seront donc quatre mois prolifiques en évènements qui se dessinent devant nous.
