Pouvoir d’achat : La grande préoccupation des Algériens

0
122

Lors du conseil des ministres, le premier après une interruption indispensable, le président de la république a montré un intérêt sensible face à l’érosion du pouvoir d’achat qui touche les catégories les plus vulnérables de la société. Pour le chef de l’Etat il faut constamment veiller à la régulation des prix à la consommation et empêcher que la spéculation ne l’emporte.

En 2024 et comme promis il y aura encore des augmentations de salaires et une légère réévaluation des pensions de retraite mais est–ce que cela résoudra le problème de l’inflation des prix qui persiste? A un certain moment au cours de  cet été on s’est mis à espérer car dans les marchés les prix des légumes dits essentiels avaient baissé mais quelque temps après le cycle inflationniste reprenait et les dépenses courantes des ménages atteignaient un pic intolérable. La rentrée scolaire c’est dans quelques jours et il faudra se consacrer aux achats des articles scolaires. Certes il y en a à tous les prix grâce à ces vendeurs à la sauvette qui vendent leur marchandise à proximité des trottoirs des rues les plus commerçantes des centres –ville Une instruction du ministère de l’inférieur a demandé aux polices locales de fermer les yeux et laisser les gens acheter ce dont ils ont envie. Depuis une semaine c’est une totale effervescence dans toutes les rues des grandes villes d’Algérie. Néanmoins il n’y a aucun doute l’ardoise sera lourde. Cette inflation qui perdure et qui donne du souci au gouvernement est due au  coup de frein décidé pour réduire les importations. Le gouvernement avait misé sur la croissance locale or celle -ci n’était pas au rendez-vous et elle ne l’est toujours pas. On a misé sur la production agricole. Celle–ci a répondu présent mais cette présence a coûté cher aux propriétaires terriens qui avaient modernisé leurs surfaces agricoles en généralisant les cultures sous serres. Or celles-ci pour donner un rendement maximal utilisent une somme considérable d’électricité et un arrosage régulier utilisant une technologie de pointe. Tout cela coûte de l’argent et forcément cela se répercute sur les prix  à la vente. Les grossistes qui achètent à l’agriculteur son produit le paient pour ainsi dire à son juste prix et celui-ci n’est pas donné. Une fois achetée cette production est alors écoulée dans les marchés de gros  selon la méthode de la criée mais les prix proposés sont souvent le double des prix à l’achat ? Ce sera alors le tour des transporteurs qui vont proposer leur marchandise aux détaillants des marchés ou aux vendeurs à la sauvette qui sont eux aussi au rendez–vous. Un tel circuit entraine naturellement l’inflation des prix et nul ne pourra y mettre fin malgré toute la bonne volonté affichée.  On parle de spéculation mais on oublie souvent que celle –ci est subie et non voulue par un quelconque prédateur. Les années à venir se révèleront pénibles car avec le dérèglement du climat, sécheresse et pluies diluviennes empêcheront cet équilibre alimentaire dont nous avons besoin. Une chose est sure on en paiera le prix.    

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici