Une grande frustration s’est emparée des habitants de la cité Sidi Achour AADL 1 et 2. En effet un vent de tempête souffle sur les habitants de ladite citée avec l’affaire de cette longue et très longue coupure d’eau atteignant les 18 jours mettant les ménages dans une situation de désarroi.
Cette situation a poussé les habitants à se regrouper et décider du comportement à adopter face à cette situation. Ils étaient quelques dizaines, hier, à se concerter autour des démarches à faire et ont finalement opté pour la pression. «Nous sommes décidés à user de moyens contraignants, mais utiles pour faire entendre notre voix. Les habitants ont décidé de fermer toute circulation de et vers la cité jusqu’à l’arrivée du wali. Nous exigeons sa présence car toutes les doléances faites aux différents responsables sont restées vaines». Nous a déclaré l’un des habitants mettant en exergue les défaillances des responsables de l’AADL au vu du contrat liant les locataires à la direction gérante des deux cités. Le problème de l’eau a été soulevé à maintes reprises, celui des ascenseurs dont les pannes sont courantes, aussi, l’entretien des caves devenues des réceptacles d’eaux nauséabondes, refuges de rats et procréation de moustiques, la décadence des cités en matière d’entretien… « Il était prévu l’entretien en permanence des cités du fait que les locataires s’acquittaient de toutes les redevances envers cette agence. Depuis 2007, rien n’a été fait. Il y a des blocs qui ont vu des travaux engagés par une entreprise pour la réfection des escaliers mais qui sont aussitôt abandonnés il y a presque un mois faute de suivi des responsables de l’AADL que nous avons contacté à plusieurs reprises. » Nous a fait savoir un autre locataire qui se dit las de courir à gauche et à droite sans espoir de trouver une oreille attentive aux préoccupations des habitants des cités. L’eau cette denrée vitale devenue rare pour les ménages, sa pénurie cause des désagréments aux citoyens et surtout en ce moment de rentrées des classes. « Nous sommes obligés de faire recours aux revendeurs d’eau pour nous approvisionner, mais jusqu’à quand ? Cette situation nous exacerbe car nous n’avons pas que ça à faire. Qu’on ne s’y trompe pas ! L’eau n’est pas notre seule préoccupation. Il ya aussi l’aspect sécurité. La zone en question accuse un manque de sécurité flagrant d’où la multiplication des vols par effraction. Au moins une dizaine de magasins ont été visités par des voleurs en emportant d’importantes sommes d’argent et de produits coûteux. Certaines victimes dont les magasins sont dotés de caméras ont même mis à la disposition de la police territorialement compétente des enregistrements captant les voleurs qui apparaissent nettement sur les écrans mais jusque là aucune arrestation n’a té opérée selon certaines indiscrétions. La situation des citées 1 et 2 de l’AADL appelle à une prise en charge réelle compte tenu des frais engagés par l’Etat en vu de conserver l’aspect des programmes tel qu’il a été engagé par une manutention et un entretien permanent des lieux. Le nouveau wali d’Annaba Abdelkader Djellaoui, connaissant parfaitement la situation de la wilaya est connu pour sa persévérance dans le développement des collectivités locales va certainement prêter une oreille attentive et prendre les décisions utiles pour rétablir l’ordre en ces lieux. Il a certainement conçu un agenda dans lequel il a inscrit ses priorités notamment celle de l’eau, de l’hygiène et de bien d’autres aspects négligés par son prédécesseur. Il est temps qu’avec lui Annaba puisse reconquérir sa notoriété et commencer par nettoyer une administration sclérosée à l’origine de la décadence de la wilaya. Annaba décrite comme capitale envoutante de l’Est, séduisante, coquète mais en réalité ce ne sont, en ce temps, que des appellations déroutantes de la réalité amère à laquelle assistent ses habitants témoins de sa déchéance. Pénurie d’eau, absence d’hygiene, difficultés de circulation, voieries défaillantes, routes lézardées et pleines de crevasses, des élus absents ou plongés dans des querelles absurdes, des lots inappropriés attribués sauvagement sous couvert d’investissement à des particuliers pour des commerces de superettes au détriment de véritables investissements productifs, générateurs de richesse et créateur d’emploi. Annaba demeure donc victimes de l’incompétence et du laissé aller de ses administrés et du manque de civisme de ses habitants. Peut être qu’avec Abdelkader Djellaoui les choses rentreront dans l’ordre jusqu’au jour où lui aussi sera proposé Ministre comme ses prédécesseurs. Annaba est la wilaya porte bonheur mai… HK
