Le SG de l’UGTA reçu par le chef de l’Etat: Multiplier les efforts des travailleurs des entreprises économiques publiques et privées afin de soutenir la croissance

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 Amar Takdjout, le secrétaire général de l’UGTA  a été reçu ce mardi 3 octobre par le président de la république. A Sa sortie du palais présidentiel le secrétaire général du syndicat le plus fort du pays a fait un point de presse au cours duquel il donna quelques précisions sur l’entrevue qu’il a eue avec le chef de l’Etat.

Il était question, selon lui, de la nouvelle organisation syndicale mise sur pied après le départ de Sidi Saïd.  Le nouveau SG de la centrale syndicale  des travailleurs a exposé les grandes lignes du programme de son syndicat au président. Il est question dans ce programme de multiplier les efforts des travailleurs des entreprises économiques publiques et privées afin de soutenir la croissance. Pour y arriver, selon M Takdjout il faut motiver les intervenants, autrement dit les travailleurs, qui doivent recevoir un salaire leur permettant de faire face à l’inflation. Autrement dit en substance le SG de  l’UGTA a exprimé le souhait  que les travailleurs préservent leur pouvoir d’achat. Amar Takdjout met pour la première fois le secteur public et le secteur privé à égalité. Pour lui toutes les décisions d’augmentation de salaires et de préservation du pouvoir d’achat doivent concerner aussi bien le secteur public que le secteur privé. On sait bien toutefois que cette conception généreuse de l’égalité salariale entre les deux secteurs reste illusoire car  l’UGTA  n’est présente que dans le secteur public économique. La centrale syndicale ne bénéficie d’aucune présence dans les entreprises privées de n’importe quelle taille, le patronat s’y est constamment  farouchement opposé. Alors on ne voit pas comment et par quel miracle les patrons d’entreprises accéderaient à une telle générosité acquise dans le secteur public.  Il faudrait pour que cela puisse arriver que le gouvernement  promulgue une loi obligeant toute entreprise employant 25 personnes et plus à  installer une représentions des travailleurs, autrement dit un syndicat ou pour parler plus soft un partenaire social pour négocier des augmentations de salaires ou pour défendre le droit des travailleurs lorsque ceux–ci ne jouissent pas de leurs droits consignés dans la législation du travail. Seulement l’exécutif refusera d’obliger les patrons à une telle obligation contraignante car il sait que s’il le faisait la cohésion sociale en prendrait un coup car les patrons ne joueront pas le jeu imposé pour eux et se mettront à licencier à bout de bras tout travailleur osant leur tenir tête. Quoi qu’en dise et espère le secrétaire général de l’UGTA  il y aura toujours un clivage important entre le secteur public et le secteur privé. En fait si le secteur public arrive à contenter ses employés le secteur privé par contre  le fera au compte gouttes et il est par ailleurs le principal employeur du pays. En fait la situation sociale des travailleurs algériens fonctionnera à deux vitesses, l’une garantie par l’Etat et l’autre dépendant du bon vouloir des patrons auxquels l’Etat continuera à détourner les yeux.  En réalité cette question du pouvoir d’achat relève avant tout d’une croissance économique forte et d’une compétitivité rendant possible la rentabilité. Ce qui mettra fin à l’inflation et rétablira l’équilibre attendu par tous les travailleurs de ce pays, celui d’acheter ce que l’on veut et faire quelques économie. Hélas ce ne sera pas pour tout de suite mais cela viendra si on continue de marcher dans la voie qui a été tracée par l’actuel gouvernement.      

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