M. Benabderrahmane a également mis en avant l’expérience algérienne en matière de promotion et protection des droits de l’Homme, considérée comme pionnière sur les plans régional et international, soulignant que « cette expérience avait été renforcée à la faveur des importantes réformes consacrées par la Constitution du 1er novembre 2020 et concrétisées à travers une batterie de textes législatifs et de nouveaux mécanismes institutionnels mis en place ».
Ces initiatives, poursuit le Premier ministre, ont consolidé la conformité de notre système avec les conventions régionales et internationales relatives aux droits de l’homme, ainsi que les pratiques en vigueur dans ce domaine dont l’Algérie a été à l’avant-garde.
A ce propos, le Premier ministre a cité l’amendement constitutionnel de 2020, qui a « conféré une impulsion nouvelle aux efforts de l’Algérie visant à consacrer les droits fondamentaux individuels et collectifs, les libertés publiques, à consolider l’indépendance du pouvoir judiciaire et la séparation des pouvoirs, à appuyer les autorités de contrôle, outre la promotion de la liberté d’opinion, d’expression, de la presse, de manifestation pacifique et d’association, en plus de renforcer l’égalité homme-femme devant la loi (…) ».
Outre les efforts nationaux, le Premier ministre a affirmé que l’Algérie « est présente en force dans les tribunes onusiennes et régionales, de par son apport, sa concertation et sa coopération, avec le respect et l’engagement aux chartes parmi ses lois internes », soulignant que l’Algérie a procédé à l’adoption d’une démarche fondée sur les droits de l’Homme, notamment socioéconomiques et culturels, à la lumière du programme de l’action onusienne à l’horizon 2030 sur la réalisation des objectifs du développement durable (ODD).
Il a aussi exprimé l’engagement « ferme » de l’Algérie à l’instauration de la paix et de la sécurité dans son environnement et aux niveaux régional et international, en suivant une approche basée sur la non-ingérence dans les affaires internes des pays, le renforcement du règlement pacifique des crises et des conflits, l’adoption de principes des deux chartes de l’ONU et de l’UA, et la promotion de la culture de la paix, de la solidarité et des valeurs de la réconciliation.
Benabderrahmane a relevé, à ce propos, que les efforts de l’Algérie visant à défendre ces valeurs dans les différents fora continentaux et internationaux, « lui ont valu la considération de la communauté internationale, et traduit l’élection de l’Algérie en qualité de membre non permanent au Conseil de sécurité pour un mandat de deux ans, ainsi que sa réélection pour un nouveau mandat au Conseil des droits de l’homme pour la période 2023-2025, outre le renouvellement de son mandat à la CAFDHP pour la période 2024-2030 ».
En conclusion, le Premier ministre a souligné la foi de l’Algérie en l’action multilatérale et le renforcement de la coopération avec les organisations et les mécanismes de défense des droits de l’Homme, « traduite dans ses efforts visant à honorer ses engagements en la matière, en veillant à présenter les rapports périodiques devant les différents mécanismes régionaux et internationaux de défense des droits de l’Homme », a-t-il dit.
Il s’agit, également, de la coopération étroite avec les différents mécanismes contractuels et non contractuels, d’autant que l’Algérie a reçu en septembre dernier le rapporteur spécial sur les droits à la liberté de réunion pacifique et d’association. Il est, aussi, prévu de recevoir la rapporteuse spéciale sur les défenseurs des droits de l’Homme.
