Le monde arabe face à ses contradictions :Quelle place pour les questions d’honneur et de dignité !

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Les pays arabes regardent sans broncher la boucherie à laquelle se livre l’Etat juif sur les palestiniens qu’ils soient gazaouis ou cisjordaniens. La rage de l’Etat hébreu n’a plus aucune contenance et ses voisins arabes se contentent du strict minimum à savoir demander un cessez le feu qui est refusé par Netanyahu et consorts.

La réaction  la plus saine et la plus désintéressée vient des pays musulmans et de  plusieurs pays de ce qu’on appelle à présent le «Sud global» qui inclut l’Amérique du sud, l’Asie (à l’exception du Japon, de la Corée du sud et de Taiwan)  et l’Afrique. Quant à l’occident (Europe sans la Russie) et les Etats–Unis le chef de file,  leurs opinions publiques ont basculé et ne soutiennent plus Israël, mieux! Elles le condamnent. Géopolitiquement parlant où se situent les pays arabes dans un tel contexte?  On sait que les peuples arabes vomissent et exècrent du plus profond de leurs âmes et du fond de leurs cœurs l’Entité sioniste. Ce n’est malheureusement pas le cas de ceux qui les gouvernent, dont une partie d’entre eux se sont rendus coupables de la plus vile des compromissions. Un observateur occidental a dit récemment dans un plateau de télévision de la chaine française LCI  « Heureusement pour Israël que les voisins arabes proches de l’Etat hébreu soient gouvernés par des dictateurs et des potentats qui ne pensent qu’à s’enrichir et à leur confort». Une phrase lourde de sens qui donne à penser que le monde arabe est pétri de contradictions qui ne laissent pas de place à une question d’honneur et de dignité celle de la Palestine. Mais parlons –en justement de cette Palestine? Celle que l’on voit aujourd’hui dans les cartes où figurent distinctement  la Cisjordanie et Gaza, territoires occupés par Israël depuis1967?  Ou celle qui existe actuellement et qui se présente aux yeux de tout observateur comme un fromage Gruyère, morcelée et grignotée de toutes parts par des colons juifs dont le nombre avoisine les 500 000 en Cisjordanie, pour une population palestinienne estimée à 3 millions d’habitants. Pour celui qui n’a aucune idée de ce qui se passe aujourd’hui dans ce qu’on appelle Palestine il faut savoir que pour aller de Naplouse à Hébron, soit une distance de 125 kilomètres un palestinien qui veut rendre visite à sa famille résidant dans une de ces deux villes mettra 10 heures pour un trajet qui ne doit pas excéder les 1heure trente au grand maximum. En fait ce palestinien doit passer par une dizaine de checks- points et contourner les villages de colons juifs entourés de murs de plusieurs mètres de haut.  Est–ce cette Palestine là dont les occidentaux parlent, relayés malheureusement par les pays arabes  dont on parle? Il faut être objectif et sérieux car ce n’est tout simplement pas possible. Croire à une telle incongruité c’est, ou bien le faire exprès en se voilant les yeux, ou être réellement frappé d’imbécilité. Il faut bien comprendre que pour rendre possible la solution à deus Etats, séparés l’un de l’autre, par une frontière reconnue par toutes les instances internationales il faut évacuer de la Cisjordanie tous les colons juifs qui s’y sont installés. Qui le fera? Israël qui prend le risque d’une guerre civile opposant les ultras conservateurs aux laïcs  ou une force déléguée par l’ONU à condition que les Etats –Unis, la France et le Royaume uni n’opposent pas leur véto ou le cas échéant s’abstiennent. Est-ce que c’est faisable? C’est oui à condition, premièrement que tous les pays arabes fassent bloc  en commençant d’abord par rompre tout lien diplomatique ou économique aves l’Etat sioniste et deuxièmement menacer l’Europe dépendante du gaz et du pétrole arabe de couper toute distribution  mais aussi et surtout faire pression sur   les Etats-Unis en les menaçant  de retirer tous leurs avoirs financiers placés dans ce pays qui s’élèvent à plusieurs milliers de milliards de dollars de la valeur or. Cela s‘est déjà  produit en 1973 juste après la guerre du 6 octobre qui a obligé Washington de faire pression sur Golda Meir exigeant de cette première ministre israélienne de l’époque à signer les fameux accords du kilomètre101 qui ont fait retirer les troupes israéliennes après la débâcle infligée aux Egyptiens qui ont vu leur troisième armée encerclée dans le Sinaï après la percée audacieuse faite par un certain Ariel Sharon qui avait réusi à  prendre la rive égyptienne du Canal de Suez. Cinquante ans nous séparent de cet évènement mais on sait que le talon d’Achille de l’occident c’est son économie et pour les Etats–Unis  leurs fonds de réserves. Impacter le plus gros portefeuille financier du monde occidental cela rend nécessairement vulnérable et fera changer indubitablement la donne.

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