Rien ne va plus dans la commune de Bougous où 08 élus sur les 15 que compte l’assemblée populaire communale (APC) ont adressé, il y a quelques jours, une demande d’audience au wali afin de lui expliciter dans les moindres détails les dépassements constatés et prouvés dans la gestion de leur commune commispar l’actuel P/APC.
Les 08 élus frondeurs ne veulent plus travailler avec l’actuel P/APC à cause de sa gestion qui « n’obéit guère aux lois de la république et qui est de surcroit sectaire et clientéliste ». Ont-ils fait savoir. « Nous avons décidé de ne pas cautionner la gestion de l’actuel P/APC et notre principale revendication est que ce dernier soit remplacé par un autre élu qui doit avoir une unanimité au sein de l’assemblée ». Ont-ils affirmé.
Dans le même registre, des élus ont dénoncé les dépassements constatés touchant plusieurs opérations de développement. « Nous avons une opération de réalisation de l’éclairage public au profit de plusieurs localités éparses qui a été transformée, par enchantement, en une opération de réhabilitation. On a remplacé des ampoules grillées par d’autres de type LED, sans plus. Ce qui est contraire à la loi et au code des marchés et qui suppose, cependant, un contrôle technique et administratif à postériori par le biais des responsables de la daïra. Même topo pour un autre projet de réhabilitation des routes vicinales ou la cagnotte dédiée au projet n’a pas suffi pour achever l’opération dans son ensemble, ce qui indique un manque criant de maturité dans les études et le cahier des charges. Les exemples sont légion ».
Un autre élu a fait remarquer que « le terrain de football achevé depuis 06 mois reste fermé aux férus du ballon rond parce que le P/APC a un litige personnel avec un élus originaire de la localité où se trouve ledit terrain ». Ainsi vogue la galère de la gestion de la commune frontalière de Bougous avec la bénédiction de la daïra d’El Tarf.
