Economie nationale 2024 : L’année charnière

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L’année 2023 s’achèvera sous de bons auspices puisque celle qui la remplacera s’appuiera sur des ressorts bien huilés. En effet cette année qui nous dira adieu dans un peu plus d’un mois a été plutôt bonne sur le plan économique. Tous les indicateurs s’affichent au vert et ce sont le FMI et la BM  qui le disent.

2022 et 2023 se sont distingués par un bond significatif des exportations hors hydrocarbures. Certes l’objectif d’atteindre la moitié de ce que nous exportons depuis des lustres est loin d’être atteint mais c’est un bon début car dans le passé on était totalement focalisé sur la rente pétrolière et gazière et nos exportations hors hydrocarbures étaient insignifiantes. Le renversement de cette tendance qui nous collait à la peau est du à l’arrivée au pouvoir d’Abdelmadjid Tebboune qui a vite compris que continuer sur cette voie  consistant à exporter seulement nos hydrocarbures en négligeant d’autres produits largement en suffisance qui gagneraient à être vendus à l’étranger s’avèrerait à long terme préjudiciable car la conversion des énergies fossiles en énergies renouvelables est inéluctable.. C’est donc maintenant ou jamais  qu’il faut apprendre à exporter d’autres matières premières disponibles dans le pays mais également leur transformation, ce qui  donnera une meilleure plus value. Hormis ces produits  dont certains d’entre eux sont très demandés comme l’acier et ses dérivés il ya aussi l’excédent de la production agricole et les produits agro-alimentaires dont l’Algérie a fait connaitre à l’étranger et qui sont aujourd’hui particulièrement appréciés. La demande existe donc sauf que l’offre n’arrive pas à satisfaire, d’où la nécessité d’accroitre au maximum les efforts de potentiels exportateurs. L’Etat doit accompagner ceux–ci par le biais de facilitations bancaires mais aussi par  une formation dans le domaine car la plupart de nos exportateurs  sont dépourvus d’expérience, longtemps qu’ils étaient parqués dans l’ignorance du fonctionnement des mécanismes des mécanismes de l’exportation. Cela demandera le temps qu’il faudra mais au final nos exportations rattraperont le temps perdu et arriveront au cours des vingt prochaines années  à atteindre ce niveau appréciable attendu pouvant combler le déficit prévisible de nos exportations d’hydrocarbures.

 Considérant  ce qui vient d’être dit l’année 2024 est déjà perçue comme une année charnière.  Une croissance à plus de 3%, des réserves de change confortables et une libéralisation de l’économie plus poussée qui inclura le secteur public économique qui  ouvrira les capitaux de ses entreprises par le biais de l’actionnariat en bourse car cette institution financière jouera à partir de l’année prochaine un rôle prépondérant. Ce sera désormais le jeu des marchés financiers. Là aussi l’Etat va déployer tous les moyens pour faire acquérir un savoir–faire à des agents boursiers qui seront formés à l’étranger là où se trouvent les places fortes de la finance mondiale. Enfin  la dernière touche à cette avancée vers l’ajustement du pays à ce qui se fait de mieux  à travers le monde et dont nous étions complètement assignés à l’ignorance à cause d’une perception étriquée des directions politiques qui ont gouvernées le pays depuis l’indépendance sera la réforme profonde du système bancaire. Le président de la république a donné le signal d’une telle réforme. Ce qui fera de 2024 l’année du changement avec effet immédiat.

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