Importations de volaille :Le Brésil prêt à fournir de la volaille à l’Algérie à partir de 2024

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L’Algérie fait face à une hausse vertigineuse des prix du poulet. Cette inflation a poussé les autorités à rouvrir l’importation des viandes blanches et rouges, notamment en provenance du Brésil. Et il semblerait que les premières opérations d’importations auront lieu très bientôt.

Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural avait annoncé, le 10 septembre dernier, la réouverture de l’importation des viandes rouges et blanches en vue de répondre à la demande nationale et à maintenir la stabilité des prix sur le marché local. Pour ce faire, l’Algérie a porté son choix sur le Brésil. D’ailleurs, en octobre dernier, le Ministère de l’agriculture Brésilien avait annoncé que les deux pays avaient conclu les négociations concernant l’ouverture du marché algérien à la viande de poulet brésilienne, après avoir examiné les certifications et établi les exigences en matière de santé et de sécurité. Ce choix s’est fait sur la base de plusieurs critères déterminants. Parmi ces derniers, on cite le fait que le Brésil est le plus grand exportateur et le deuxième producteur mondial de volaille, qui consacre 36% de sa production nationale aux marchés étrangers. Dans le détail, les exportations brésiliennes de volaille ont atteint jusqu’en aout 2023, 6.73 milliards de dollars américain.  A cela s’ajoute le fait que le Brésil est l’un des principaux fournisseurs de poulet halal, expédiant chaque année environ 2 millions de tonnes métriques vers le monde arabe. La volaille Brésilienne est abattue selon la méthode spécifique prescrite par la loi islamique.

Des détails techniques retardent l’échéance

En effet, dans une déclaration au média Brésilien ANBA, Luis Rua, le directeur de l’association brésilienne des transformateurs de poulets (ABPA) a affirmé : « à partir du moment où les droits de douane baisseront, les entreprises brésiliennes pourront exporter rapidement, car elles sont déjà en mesure de répondre aux demandes de ce marché, avec les quantités et niveaux souhaités ».  Cependant, un défi entrave toujours les exportations vers l’Algérie : actuellement, deux droits d’importation totalisent 100 %, ce qui rend difficile pour les exportateurs de vendre sur ce marché. « Le gouvernement s’est engagé et nous leur avons expliqué qu’avec un tarif de 100 %, il serait très difficile de faire des affaires. Ils l’ont bien compris et l’évaluent désormais et en discutent en interne » a expliqué Rua en ajoutant  « que cette question  passera par un processus législatif, ce qui prend du temps, et nous savons et espérons qu’il sera bientôt retiré ou réduit afin que nous puissions démarrer efficacement nos activités ». A cet effet, il a souligné que son association s’attend à une réduction considérable de ce tarif. Ainsi, il estime que les premières opérations d’exportations vers l’Algérie devront avoir lieu en 2024. Par ailleurs, Luis Rua a précisé que la principale demande du marché algérien concerne les poulets entiers congelés de plus de 1,3 kilogramme. À titre de comparaison, les consommateurs d’Arabie Saoudite, pays qui est l’un des plus grands importateurs de volaille brésilienne, préfèrent les poulets entiers de moins de 1,3 kg. Rua a mentionné qu’il existe également des opportunités de vendre du poulet entier désossé congelé pour le shawarma et de la viande séparée mécaniquement pour les préparations alimentaires.

Par Kheireddine Boukhalfa

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