La modernisation des sources thermales, nombreuses qu’elles sont, que recèle la wilaya de Mila, sera le chantier de l’année 2024 pour les pouvoirs publics. C’est ce qu’a laissé entendre, tout récemment, le directeur du secteur du Tourisme, Noureddine Bounafaâ, lors d’une entrevue accordée à Aujourd’hui L’entreprise. En effet, la wilaya de Mila et la direction du Tourisme prévoient d’aborder, dès l’année prochaine, la promotion des hammams de la région pour en faire des complexes thermaux en bonne et due forme, comme cela a été le cas, la semaine dernière, pour celui du village de Hammam Beni Haroun. En effet, Bounafaâ a indiqué que la wilaya compte 22 sources thermales exploitées de manière archaïque, en précisant qu’elles seront toutes promues au rang de complexe, durant l’année prochaine, pour leur majorité. L’objectif recherché à travers la volonté des autorités à moderniser ces établissements, c’est la capitalisation de l’exceptionnelle richesse de la région en eau minérale souterraine. Et cette capitalisation ne saura se concrétiser sans le développement, la modernisation et surtout, la régularisation de la situation des dizaines de sources thermales encore exploitées à la traditionnelle. Bounafaâ a précisé que la wilaya de Mila compte, notamment dans sa partie sud, plus d’une vingtaine de sources thermales, dont l’exploitation est encore loin des standards en vigueur. « Nous avons 22 sources thermales, dont 16 dans la seule commune de Télaghma. Et ces structures fonctionnent encore à la traditionnelle et sont peu rentables sur tous les plans. Aussi, le secteur a décidé d’amorcer leur modernisation à partir de l’année 2024. » A titre indicatif, le directeur révèle que tous les propriétaires de ces hammams vont bénéficier, en 2024, des dérogations d’investissement. Autrement dit, des attestations exceptionnelles leur permettant de construire des hôtels, des salles de thérapie et de moderniser, par la même, les bâtiments abritant les thermes. « L’objectif est de transformer les actuels hammams de Télaghma, de Mila, d’Ain Mlouk et d’Oued Athmania en complexes thermaux modernes. » Le directeur du secteur révèle que durant l’année 2024, 3 actuels hammams seront métamorphosés en complexes, dont l’un est situé sur le territoire de la commune de Mila, le deuxième dans la commune de Hamala et le troisième sur le sol d’Oued Athmania. Pour les sources thermales restantes, elles seront transformées, au fur et à mesure, jusqu’en 2025. Pour ce qui est de la question des 16 sources thermales de la commune de Télaghma, situées sur des terres agricoles du périmètre irrigué de la région, le directeur du secteur touristique révèle : « Les terres où se trouvent les hammams de Télaghma ont été déclassées et définitivement extirpées du périmètre irrigué. » Il souligne que cet espace (les sols sur lequel sont situées les sources thermales), a été officiellement transformé en Zone d’Expansion Touristique (ZET). « Donc, le problème du statut juridique de ces terres est désormais résolu», a-t-il dit. Il est à noter que cette évolution du statut juridique des assiettes foncières qui abritent les hammams de la commune de Télaghma est à mettre à l’actif de la commission de wilaya de lever des contraintes sur les projets d’investissement. Une commission qui a réussi, depuis le début de cette année, à relancer de nombreux projets en souffrance depuis de longues années, comme c’était le cas du complexe thermal de Beni Haroun, qui était à la traine depuis 1995 et n’a pu ouvrir ses portes que le 19 novembre de cette année 2023.
