L’infrastructure ferroviaire en Algérie reste ancienne, d’où ce retard considérable dans la circulation des trains surtout vers l’est du pays. Le transport aérien n’est toujours pas performant malgré les efforts fournis dernièrement. La navigation maritime concernant les voyageurs accuse elle aussi un déficit en termes de capacités. Ces trois grands secteurs retiendront une attention soutenue de l’Etat en 2024.
Le président de la république, lors de son déplacement à Tindouf où il consacra une journée de travail et d’inaugurations a clairement laissé entendre que l’année qui suivra la présente sera consacrée à la restructuration de trois secteurs considérés comme névralgiques. Il s’agit du rail, du transport aérien et celui en mer. En ce qui concerne le chemin de fer où plus précisément du transport ferroviaire des voyageurs ou celui des marchandises on assiste à un retard considérable qu’on pourrait même qualifier d’effarant. Depuis son existence due à a colonisation le rail algérien n’a pratiquement pas évolué ou si peu ces dernières années, seulement en direction de l’ouest du pays. L’est algérien, en ce qui le concerne, conserve toujours le tracé effectué par la France vers le dernier quart du 19 ème siècle. L’exemple édifiant du trajet Alger –Annaba, d’une distance de six cent kilomètres, dure toujours quatorze heures au mieux et souvent plus car il est parsemé d’arrêts qu’on ne compte même plus tellement qu’ils sont fréquents. Il ne s’agit pas de machines qui ont été remplacées il ya quelque temps mais de la voie ferroviaire elle-même. D’abord il n’y en a qu’une, c’est-à-dire que le train Alger –Annaba ne peut circuler que deux fois en 24 heures alors que s’il y avait deux voies la fréquence serait doublée, autrement dit il y en aura deux toutes les 24 heures. Cependant une seconde voie doit être parallèle à la première, or dans le cas présent cela est impossible. Pour arriver à résoudre ce problème important pour le devenir et le développement du pays il faudra songer à changer l’itinéraire car l’actuel ne convient plus car il emprunte le tracé parallèle au réseau routier ancien qui traverse trop de localités mais surtout un trajet montagneux dont le pic culminant sont les gorges de Palestro (Lakhdaria) lequel ralentit de plusieurs heures le train en marche. Une idée conçue par des experts nationaux et un cabinet d’expertise étranger est en train d’être étudiée. Il s’agit de la construction de trois voies de chemin de fer, deux pour le transport de voyageurs l’autre pour le fret et les marchandises sauf que cela se fera en parallèle avec le réseau autoroutier actuel qui d’est au centre autrement dit d’Annaba vers Alger. Un tel réseau sera complété plus tard par une continuité qui reliera Alger à Oran. L’autre mise à niveau infrastructurel du transport concerne l’aérien. Il est plus que certain que la compagnie nationale Air –Algérie ne sera plus seule sur le marché du transport aérien. La libéralisation du secteur de l’aviation est prévue de longue date et elle se fera car les gouvernements successifs qui se sont succédés sont toujours arrivés à une même conclusion ,celle de mettre fin au monopole d’Air Algérie dans le transport intérieur en favorisant selon des règles très strictes l’intrusion de compagnies privées du genre charters en direction du marché intérieur , libérant en même temps la compagnie nationale des contraintes de ce marché qui monopolise une partie de sa flotte . L’idée étant de faire d’Air Algérie une compagnie nationale de prestige tournée spécifiquement vers les vols internationaux avec une multiplication d’escales dans les quatre continents. Le troisième volet enfin concerne le transport maritime des voyageurs lequel est généralement affecté vers la France. Il est question de le renforcer vers d’autres destinations comme l’Espagne et l’Italie qui sont déjà desservies mais pas suffisamment. D’autre part il est question d’indexer la dimension touristique au transport maritime national. Ainsi et sur instruction du chef de l’Etat la compagnie nationale de navigation doit d’ores et déjà se pencher sur l’étude d’organisation de croisières dont les bénéficiaires seront les touristes nationaux qui pourront ainsi visiter des pays de la rive nord et sud de la Méditerranée dans des voyages de croisière comme le font les pays avancés .
