L’Algérie vient d’acheter dans le cadre de son programme actuel d’approvisionnement, entre 450.000 et 500.000 tonnes de blé dur, dans le cadre d’un appel d’offres clôturé mardi dernier.
En effet, l’agence Reuters qui cite des négociants Européens rapporte que l’OAIC avait lancé un appel d’offres international qui s’est clôturé mardi dernier. Selon la même source, la quantité acquise se situerait entre 450.000 et 500.000 tonnes de blé dur (notre édition du 6 decembre). Les négociants en question révèlent que le blé en question proviendrait de trois pays, en l’occurrence le Canada, l’Australie et le Mexique. Concernant les prix, la même source évalue le coût d’achat à environ 455 dollars la tonne, frais de transport inclus (c&f), pour les expéditions Panamax les plus importantes en provenance du Canada et d’Australie. En revanche, ce coût s’élève à environ 470 dollars la tonne c&f pour les expéditions plus modestes en Handymax, principalement en provenance du Canada. Dans le même sillage, les négociants soulignent que les achats au Canada portent sur du blé dur ambré de l’Ouest canadien (CWAD). Certaines estimations avancent un volume d’achat canadien d’environ 300.000 tonnes. En parallèle, entre 50.000 et 100.000 tonnes de blé dur mexicain ont été acquises à des prix sensiblement plus bas, soit 435 dollars la tonne, frais de transport inclus (c&f). Au sujet de l’expédition, elle devrait se faire en quatre périodes en 2024. Entre le 1er et le 15 janvier, le 16 et le 31 janvier, le 1er et le 15 février et le 16 et le 29 février. Pour rappel, l’Algérie est l’un des principaux consommateurs de blé en Afrique du Nord, avec une consommation annuelle moyenne de 11 millions de tonnes, se classant juste après l’Égypte dans la région. D’ailleurs, en aout dernier, l’OAIC avait acheté au moins 590.000 tonnes de blé lors d’un appel d’offres international.
Par Kheireddine Boukhalfa
