Malgré tous les efforts de l’Algérie:
Le marché africain est loin de répondre aux attentes

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The African Heads of States and Governments pose during African Union (AU) Summit for the agreement to establish the African Continental Free Trade Area in Kigali, Rwanda, on March 21, 2018. / AFP PHOTO / STR

L’objectif du gouvernement algérien est   double: Conquérir le marché africain et devenir l’accès terrestre au continent pour ses partenaires européens et asiatiques. Un double défi qui est loin d’être gagné, du moins dans le court terme. L’Afrique malgré ses immenses ressources et sa démographie reste quand même ce continent qui tarde à se hisser à la hauteur des autres continents.

L’empreinte du colonialisme français, britannique, portugais et belge n’est toujours pas effacée bien que plusieurs tentatives de se libérer de cet héritage se sont multipliées ces derniers temps pour se débarrasser d’un tel héritage. Seulement les pays qui ont pris la décision d’effacer de leur mémoire collective un siècle voire deux ou trois ne disposent pas de ressources suffisantes pour mener à bien le combat de libération de cet ancrage colonial comme c’est le cas des pays subsahariens à l’instar du Mali du Niger, du Burkina Faso, de la Guinée et jusqu’à la Centrafrique. Des pays recensés comme les plus pauvres du continent qui n’arrivent même pas à nourrir leurs populations. Par contre des pays de l’Afrique de l’ouest comme le Sénégal, la Cote d’Ivoire, le Congo Brazzaville, ceux du centre comme la RDC  et de l’est comme le Kenya, le Nigéria, l’Ouganda ont atteint un niveau de développement économique assez élevé mais continuent d’être dépendants soit des sphères française, belge ou britannique. Les pays du sud  et du sud–ouest du continent se sont détachés de leurs anciens occupants et ont fait le choix de diversifier leurs partenariats qu’ils soient occidentaux ou asiatiques. Tout cela rend compliqué l’équation d’un partenariat algérien  avec l’Afrique subsaharienne. Tant que les pays concernés ne se concertent pas pour créer un espace partenarial  qui va du nord au sud de ce continent les politiques anciennes qui n’ont pas évolué d’un iota mettront un frein à toute ambition inter africaine. Nous assistons toujours à cet ancrage préférentiel vers les anciens pays coloniaux. Tant  que  cette préférence continue d’être prédominante il n’y aura pas d’échanges soutenus allant en augmentant entre les pays du continent. Les consommateurs ivoiriens, sénégalais, béninois, congolais continueront à consommer français. Tous les efforts entrepris par les Algériens pour pénétrer ces marchés de l’Afrique de l’ouest  bien qu’enregistrant certains succès restent insuffisants en termes de volume.  Tant que les dirigeants de cette partie du continent restent attachés presque filialement à l’ancienne puissance coloniale il n’y aura pas cette mue espérée de renverser cette tendance lourde de changer ces rapport  tellement enracinés dans les mentalités d’une classe africaine embourgeoisée et adoptant le modèle qu’avaient auparavant les anciens occupants. L’espoir que cela change viendra des nouvelles générations qui voudront remplacer une vieille garde tellement sclérosée et incapable de s’émanciper. L’Algérie est cependant sur la bonne voie mais il lui faudra encore patienter pour pénétrer un marché africain qui lui ouvrira grandes ses portes mais pas dans l’immédiat

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