Les observateurs, les élus et les citoyens lambdas s’accordent à dire que la dynamique imprimée au développement local dans la wilaya de Mila, ces deux dernières années, est tout simplement inédite.
Jamais auparavant, la cadence de réalisation des projets de développement local n’a atteint le niveau actuel, dans tous les domaines pratiquement. Le logement, l’alimentation en gaz, l’agriculture, les travaux publics et les Ressources en Eau, pour ne citer que les secteurs les plus stratégiques, ont connu une réelle métamorphose, à la faveur des nombreux projets concrétisés dans chacun de ces secteurs d’activité.Un élu de la commune de Chigara à l’APW a résumé la situation actuelle dans la wilaya «d’unique dans l’histoire de la région. » Ce membre de l’APW, en s’exprimant à la 4ème session ordinaire de cette assemblée élue, ce mercredi 20 décembre, a dit, solennellement : « Nous sommes dans une autre dimension de développement. La dynamique actuelle est unique dans les annales de notre wilaya. Sous les orientations du chef de l’Etat et la conduite du wali, on a pu réaliser, en deux ans, ce qu’on n’avait pas pu faire en deux décennies.» C’est tout dire. Dans le secteur du logement, à titre d’exemple, les autorités ont procédé à des attributions de logements à six occasions depuis le début de l’année 2023: le 18 février, le 5 juin, le 5 juillet, le 20 août, le 1er novembre et le 11 décembre. Du jamais vu! Au total, 5 607 appartements ont été attribués, cette année. En 2022, le nombre d’unités d’habitations libérés était de 1 702 unités, soit plus de 7 300 unités en seulement deux ans. Alors que durant tous les programmes quinquennaux allant de 2005 à 2020, le nombre de logements remis n’a pas dépassé le seuil des 2 846 unités.Tout cela s’est rapidement répercuté sur la densité d’occupation des logements localement. Les chiffres de l’année 2022 parlent, en effet, d’un Taux d’Occupation de Logement (TOL), de 4,1 personnes par logement. Ce taux était de 6, 09 personnes par unité d’habitation en 2005. Cette évolution substantielle s’est produite malgré l’incidence démographique: la population de la wilaya était de 750 000, en 2005; elle a dépassé le 1 million en 2022. Il faut dire que le suivi quotidien assuré par les autorités aux différents projets a été pour beaucoup dans la concrétisation de ces projets. Les chantiers immobiliers, dans leur majorité, fonctionnent, désormais, selon le mode 2X8 heures. Lors de l’une de ses visites, en novembre passé, au chantier du pôle urbain de Marachou, sur les hauteurs de la commune de Mila, le wali Mustapha Koreich avait exigé du détenteur du marché d’opérer selon le mode 2X8. «Il faut renforcer le chantier d’une deuxième équipe. On doit travailler en 2X8 heures. Ce sont les instructions du président de la République et on ne doit pas y déroger pour quelque motif que ce soit.» Et les résultats sont venus plutôt qu’on les attendait. Ce mercredi, lors de la quatrième session ordinaire de l’APW, le wali a annoncé: «Tous les programmes de logements qu’on avait, ont été achevés et affectés. On n’a plus un seul logement à attribuer pour le moment. On a demandé un nouveau programme et on attend.» Chapeau! C’est le cas de le dire, sincèrement. Mieux, Koreich a annoncé, à la même occasion, que le problème du manque de foncier constructible qui pénalisait la wilaya est «maintenant dépassé.» Il a assuré que les efforts déployés dans ce sens se sont conclus par la résolution de ce problème. Il faisait allusion aux deux assiettes foncières dégagées pour les futurs pôles urbains de Marachou et d’Ain Mlouk.
Désenclavement de la wilaya et fluidification du trafic routier
Un bouquet de projets structurants pour le désenclavement et la fluidification du trafic routier dans la région a été lancé en 2023. Plus de 2000 milliards ont été alloués à une panoplie de projets de construction de routes, d’une bretelle autoroutière et d’une trémie. Relier la wilaya de Mila à l’Autoroute Est-Ouest par une bretelle autoroutière, fluidifier la circulation sur les axes économiques, renforcer le réseau des routes nationales en intra-muros et créer de nouvelles dessertes vers les wilayas limitrophes sont les principaux objectifs visés à travers les mégaprojets conduits actuellement par la Direction des Travaux Publics (DTP). Des crédits d’une valeur de plus de 2 mille milliards sont alloués à la réalisation de 5 grandes opérations. Celles-ci consistent en l’ouverture d’une route en double voie vers Oum El Bouaghi, la construction d’une bretelle entre la commune de Mila et l’autoroute, en deux tranches, la création d’une route en double voie entre Mila et Chelghoum Laid, via la ville de Ferdjioua, la construction d’une autre route en double voie également entre Chelghoum Laid et Oued Athmania et enfin, l’édification d’une trémie à Grarem Gouga, pour décongestionner le trafic routier sur les axes économiques (la RN 27 et la RN 79A NDLR). Le projet de construction d’une route vers Oum El Bouaghi a été lancé tout récemment. Une enveloppe de 3OO milliards a été allouée à sa réalisation. Le wali a indiqué, lors du lancement du chantier, que l’axe routier sera opérationnel en mars 2024. Longue de 30 kilomètres, cette voie fait partie d’un projet inter-wilayas devant relier Mila à Batne, en passant par Oum El Bouaghi. Lancé, tout récemment, par le wali, Mustapha Koreich, en la présence de ses collègues des wilayas d’Oum El Bouaghi et Batna, car le tronçon de Mila, long de 30 kilomètres, fait partie d’un projet inter-wilayas, reliant Mila à Batna, via Oum El Bouaghi. Le secteur des Travaux publics a dégagé également deux importantes enveloppes financières pour la réalisation, en deux tranches, d’une bretelle entre Mila et l’Autoroute Est-Ouest. La première tranche s’étend sur 16,2 KM, entre Ouled El Kayam et l’autoroute, et la seconde reliera l’université Abdelhafid Boussouf au point de chute de la première tranche, sur 18 kilomètres. Il a été dégagé 302 milliards pour la réalisation du premier segment et 500 milliards pour le second. Le premier tronçon, confié à COSIDER et SAPTA, a atteint un taux d’avancement d’environ 85%, selon le chef du projet, Djaâboub Hocine. En ce qui concerne la deuxième tranche de cette opération, elle est en phase de lancement. Par ailleurs, deux autres projets, non moins importants, sont en phase de maturation: l’un devant relier les communes de Mila à Chelghoum Laid, via la ville de Ferdjioua, sur plus de 60 kilomètres; et l’autre reliera Oued Athmania à Chelghoum Laid, sur 12 kilomètres. Mustapha Koreich a souligné que ces deux routes seront réalisées également en double voie, pour une enveloppe qui dépassera les 800 milliards de centimes. En fin, la trémie de la commune de Grarem Gouga. Le projet, qualifié de stratégique, a bénéficié d’une couverture financière de 200 milliards. Lancé en juin passé, il a déjà dépassé les 60% de sa réalisation. Le projet revêt une importance stratégique, dans la mesure où il va permettre la fluidification du trafic routier sur l’axe routier reliant le port de DjenDjen (W. de Jijel) à Mila et Constantine.
Développement des zones d’ombre
Plus de 400 milliards alloués à l’assainissement, le gaz et l’électricité
Les zones d’ombre de la wilaya ont été gâtées en 2023. Jamais auparavant les zones reculées et montagneuses n’ont bénéficié d’une si grande attention comme elles l’ont été en 2023. Pas moins de 445 milliards ont été alloués à l’assainissement, l’électrification et l’alimentation en gaz de ville de l’ensemble des zones d’ombre de la région. Lors de sa participation au 14ème anniversaire de la radio locale, le wali a indiqué que la wilaya de Mila a été gratifiée d’un programme spécial d’une valeur de 445 milliards de centimes. Il précisera : « Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, nous a accordé une enveloppe d’une valeur de 445 milliards de centimes. Elle sera vouée, dans sa totalité, au développement local des régions reculées de la wilaya. On va en finir, une fois pour toute, avec les problèmes d’assainissement, de gaz et d’électricité des régions enclavées.» En plus clair, ces crédits seront utilisés dans le financement des projets d’assainissement, d’électrification et d’alimentation en gaz de ville de centaines de localités montagneuses des communes rurales d’Amira Arras, Terrai Bainan,TassalaLametaï, Chigara, TassadaneHaddada, MinarZaraza, Hamala, Layadi Barbas et autres.
La Santé et l’Agriculture ne sont pas en reste.
Par un souci de concision, nous ne citerons, pour ces deux secteurs, que les réalisations les plus en vue. Car si on évoque tous les projets, on risque de s’étendre longuement. Le secteur de la santé publique a inauguré son école paramédicale en novembre 2022. En outre, il a bénéficié de 3 nouveaux hôpitaux, l’un à Tadjenanet, le deuxième à Télaghma et le troisième à Minar Zaraza, cela, en plus d’une opération de plus de 80 milliards, pour la modernisation de l’EPH les Frères Maghlaoua, au chef-lieu de wilaya. Le secteur de l’agriculture, quant à lui, a vu, en octobre dernier, sa demande d’extension du périmètre irrigué de Télaghma validée par le Gouvernement. En effet, le Gouvernement a accordé à la wilaya une extension du périmètre agricole irrigué de 7000 nouveaux hectares de terre. Une aubaine pour la région qui dispose d’importantes potentialités hydriques. Sondé sur la dynamique de développement actuelle, Abdelhamid Bousserief, ancien professeur d’histoire, nous dira : « L’Algérie revient de loin. Le président Tebboune est en train de rendre l’espoir aux Algériens. L’Histoire lui retiendra cela. »
