Le secrétariat d’Etat américain sur la liberté du culte a établi un rapport peu amène sur la liberté du culte en Algérie, un rapport suivi d’un communiqué dans lequel il considère que l’Algérie procède à un ostracisme religieux qui discrimine les croyances en dehors de l’Islam. Ce n’est pas la première fois que les Etats–Unis se trompent au sujet de l’Algérie. C’est devenu une habitude qui est constamment corrigée par les autorités algériennes.
Il y a une dichotomie entre la diplomatie américaine officielle et ce que font les fonctionnaires de la Maison–Blanche employés dans les différents secrétariats de l’exécutif américain. Ce sont ces fonctionnaires dont la plupart d’entre eux ne sont jamais sortis de leurs bureaux et qui n’ont que des contacts informels sur ce qui se passe hors du territoire américain. Dans le cas du secrétariat d’état à la liberté religieuse, lequel, soit dit en passant, n’a qu’un poids très limité dans l’exécutif américain. Le rapport qui vient d’être établi par ce secrétariat à propos d’une pseudo intolérance religieuse pratiquée par l’Algérie sur les minorités religieuses pratiquant une religion autre que l’Islam. Grosse erreur d’appréciation de la part des auteurs de ce rapport car en Algérie il n’y a jamais eu de minorité religieuse. Si ce rapport fait allusion à une région bien précise où il y a eu des conversions de personnes, une centaine tout au plus ou même moins vers le christianisme évangélique il faut savoir que l’Algérie ne reconnait pas cette déviation religieuse considérée comme sectaire et qui agit dans le plus grand secret. Si ce rapport fait allusion à la fermeture de lieux de culte évangélique en Kabylie c’est pour la simple raison que ces pseudos lieux de culte étaient des hangars ou des garages désaffectés où officiait un soi disant prêtre auprès de gens des deux sexes qui se livraient à des incantations frénétiques et convulsives à Jésus. Ce genre de pratique rituelle est condamné vigoureusement par les églises catholique et protestante considérée comme hérétique. L’Algérie pour sa part reconnait officiellement trois religions représentées sur son territoire national. Il s’agit de l’église catholique romaine qui dispose de trois archevêchés, à Alger, Oran et Constantine, d’un temple protestant encore ouvert à Alger et de synagogues implantées à travers l’ensemble du territoire national mais qui sont fermées à cause du départ massif des juifs qui formaient une importante communauté en Algérie. Pour rappel le grand rabbin de France a obtenu, dès l‘indépendance, l’autorisation de l’Etat algérien d’envoyer périodiquement en Algérie son représentant chargé de l’entretien des cimetières qu’il confie aux communes algériennes. Alors quand un ou quelques fonctionnaires zélés travaillant à la Maison–Blanche, sans doute informés faussement par les ennemis de l’Algérie, malheureusement nombreux qui travaillent dans l’ombre à partir de France ou d’un pays voisin prennent au sérieux ce genre de balivernes et qu’ils reproduisent dans leurs rapports, cela exige des explications et celles–ci n’ont pas tardées. Notre ministre des affaires étrangères s’est entretenu avec Antony Blinken, le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères l’informant de l’existence de ce rapport fallacieux ayant un caractère diffamatoire. M.Attaf a eu également l’opportunité de rappeler à son homologue que la constitution algérienne a inscrit noir sur blanc la liberté du culte autre que l’Islam ainsi que la liberté de pensée.
