Défense nationale : Face aux méthodes modernes des forces colonisatrices,Il faut compter sur soi

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L’armée nationale populaire est  la troisième armée africaine en matière d’équipement militaire. Elle est, pour le moment,  devancée par l’Egypte et l’Afrique du sud. Ces trois pays achètent leur armement de Russie, de Chine mais aussi de France et du Royaume–Uni. La part du budget consacrée  à la défense nationale est évaluée à 10 milliards de dollars, ce n’est en rien négligeable mais le mieux consiste à avoir sa propre industrie militaire. 

C’est justement l’objectif assigné au ministère de la défense nationale depuis ces trois dernières années. Dernièrement lors de l’exposition de la production nationale visitée par le Président de la république, le  stand réservé à l’industrie militaire algérienne a retenu l’attention du chef de l’Etat qui est rappelons–le chef des armées. Présentation lui a été faite d’armes légères et semi lourdes fabriquées en Algérie. Pour rappel cette industrie militaire qui est en train de prendre de l‘essor s’est spécialisée dans la fabrication et pas seulement le montage de véhicules de transport de troupes en partenariat avec l’allemand Mercedes. Il en est de même en ce qui concerne tous types de munitions, allant de diverses conceptions de balles aux obus couvrant des distances moyennes. Cette production des équipements militaires, certes à petite échelle réduit déjà une bonne partie des dépenses de la trésorerie du MDN, de plus la guerre en Ukraine l’a démontré toute armée en guerre a besoin de munitions et d’obus d’artillerie. Une armée se  vaut comme telle que  grâce au nombre de ses troupes et au stock de munitions, incluant les obus qu’elle possède et qu’elle peut renouveler à tout moment. En ce qui concerne le premier cas  c’est-à-dire le nombre de soldats, l’armée algérienne s’appuie sur trois forces: Les soldats de métier (ceux qui s’engagent), la conscription (les appelés ) et les réservistes. En cas d’entrée en guerre du pays l’Algérie est capable d’aligner un million d’hommes. Cependant c’est l’industrie militaire qui jouera le rôle le plus important en cas de déclenchement d’une guerre. L’industrie militaire algérienne ne doit pas se contenter de  fabriquer du matériel de transport, des munitions et des obus, elle doit aussi avoir pour objectif la production à grande échelle d’engins roulants offensifs adaptés à la géographie du pays dont une partie est dominée par le désert. Il ne suffit pas d’avoir des chars qui seront dans l’incapacité de rouler dans un espace semi désertique, rocalleux ou carrément désertique. Cela ne servira à rien, d’où l’apport de start-up spécialement réservées au domaine militaire. L’Algérie possède un réservoir de jeunes particulièrement brillants dans la manipulation du numérique et même au-delà, autrement dit de l’intelligence artificielle. Les conflits  d’aujourd’hui utilisent  des drones, de plus en plus sophistiqués qui peuvent causer des dégâts plus importants qu’un bombardement aérien. Beaucoup de nos jeunes universitaires ayant opté pour les filières mathématique, informatique mais aussi de génie civil sont aujourd’hui soit sans emploi ou sont très mal emloyés.    Un tel  potentiel est aujourd’hui en train d’être récupéré par ceux qu’on désigne sous le terme de «chasseurs de têtes» occidentaux. Beaucoup de nos jeunes ayant émigré aux Etats–Unis et au Canada occupent aujourd’hui des postes importants. Le MDN  ne doit–il pas offrir à ces génies une chance  non seulement de s’enrichir ? Car on ne crache jamais sur l’argent mais également de servir leur patrie en  permettant  au pays, en cas d’attaque, toutes les chances de se défendre si la patrie y est contrainte et cela  grâce à une sophistication d’armement et d’équipement qui rendront notre pays invincible.

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