Les commerçants du centre-ville de Guelma, réclament avec insistance l’intervention des pouvoirs publics, la délocalisation du commerce informel, qui bloque l’accès à leurs locaux du commerce organisé et légal et paralyse gravement la circulation automobile et piétonne.
Notons, que ces dernier temps, le phénomène du commerce informel à Guelma, a pris une proportion inquiétante et alarmante, car tous les espaces publics sont squattés (rues, ruelles, chaussée, espaces vert, trottoirs), où les vendeurs à la sauvette étalent leurs marchandises, en toute impunité, offrant à ce titre un triste spectacle à tous ceux qui traversent les endroits du centre-ville ; notamment la route de Bourrara, route de Benjerrah, rue Slimani Amar, rue d’Anouna et le grand Bd du volontariat. En effet, la circulation des piétons et des automobilistes en ces endroits, devient de plus en plus difficile, voire impossible, à cause des nombreuses infractions à l’organisation de la vie urbaine, où des centaines de commerçants à la sauvette, abandonnent en fin de chaque journée des sacs d’ordures, des cartons vides et sachets en plastique et autres immondices sur la chaussée au détriment de l’environnement et du cadre de vie. D’ailleurs plusieurs incidents sont enregistrés en ces endroits de la ville, suite au comportement négatif et menaçant des vendeurs à la sauvette envers les citoyens et les commerçants exerçants dans la légalité. Cette situation anachronique et d’insécurité, rend le déplacement des citoyens en ces endroits de la ville très pénible et dangereux, car ils sont obligés d’emprunter la chaussée, exposant ainsi leur vie en danger. « Ou sont les services chargés de la gestion et de la protection de la voie publique et du domaine de l’Etat » ? S’insurge un commerçant de la route de Bourrara. Plusieurs doléances ont été adressées par les commerçants aux responsables de la commune, dénonçant la situation d’insécurité, qui menace directement leurs biens, mais les mesures adoptées, restent insuffisantes et incomplètes. Devait enchainer notre interlocuteur. « Les commerçants ambulants s’accaparent même de la chaussée, encouragés par l’absence d’intervention des autorités locales, qui n’arrivent pas à trouver une solution pour éradiquer ce phénomène qui défigure l’aspect urbain de la ville». Devait déclarer un autre commerçant de la rue Bourrera, avec beaucoup de regrets et d’amertume. Donc, pour les commerçants titulaires de registre de commerce et qui payent les impôts, le phénomène du commerce informel, pèse lourdement sur l’activité commerciale légale. Il faut dire, qu’au niveau de la rue de Bourrera, la voie publique est carrément squattée par les commerçants et vendeurs à la sauvette, créant une véritable psychose et une anarchie indescriptible, ou circuler à pied ou en voiture, est quasiment impossible. Devant cette situation anachronique, qui menace la sécurité des citoyens et l’ordre public et qui donne une impression négative aux passagers et touristes visitant la ville, une opération de « balayage » de grande envergure s’impose impérativement, pour délocaliser les commerçants exerçant dans l’informel, et du coup rendre à la ville sa quiétude et son lustre d’antan de ville propre, verdoyante et paisible.
