Finances publiques L’Algérie un exemple à suivre par les institutions financières internationales.

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La dette publique intérieure de l’Algérie est évaluée à 47% du PIB, c’est ce qu’a annoncé  à la radio nationale le DG du trésor public, El Hadj Mohamed Sebane. Ainsi avec un taux d’endettement public inférieur à 50% et un très faible endettement extérieur, l’Algérie inspire de plus en plus confiance et est même citée comme exemple à suivre par les institutions financières internationales.

Après une hausse enregistrée au cours des années 2021et 2022 l’équilibre tant attendu a été rétabli. Il a même dépassé les espoirs qui tablaient sur un 50/50. Avec ce résultat plus qu’encourageant d’une dette évaluée  à 47% du produit intérieur brut  le pays a atteint ses objectifs d’une économie de croissance sans puiser dans la trésorerie publique, du moins au-delà de ce qui est nécessaire. Le pari est audacieux car quand on pense à l’endettement public intérieur des pays voisins comme la Tunisie, le Maroc et même l’Egypte, il y a de quoi afficher du contentement. En effet la Tunisie est endettée à hauteur de 80% de son PIB  et prévoit un endettement extérieur de 3 milliards de dollars qu’elle n’a toujours pas obtenu du FMI. Au Maroc c’est encore pire car sa dette publique s’élève à 83, 2%  de son PIB. Il faut par ailleurs ajouter un endettement extérieur dont le montant n’a pas été divulgué mais qu’on imagine très élevé vu les dépenses militaires engagées par ce pays.  L’Egypte quant à elle est endettée jusqu’au cou : Sa dette intérieure s’élève à 95,6% de son PIB  et sa dette extérieure s’élève à des dizaines de milliards de dollars, contractés auprès de bailleurs de fonds saoudiens, qataris, koweitiens et Emiratis. Considérant tout cela il faut reconnaitre que l’Algérie s’en tire bien et même très bien même en comparaison avec la France dont l’endettement intérieur s’élève à plus de 90% de son PIB  et son endettement extérieur auprès de la BCE (Banque centrale européenne) est deux fois supérieur à celui de l’Allemagne , il est certes inférieur à celui de la Grèce, de l’Italie et de l’Espagne mais pas exagérément. De ce point de vue l’Algérie est un pays dont l’indice de confiance ne cesse de monter. C’est donc un feu vert donné  aux investisseurs internationaux. Quand les agences de notation comme Golden Sachs  donnent une bonne note à un pays cela rassure, d’autant que l’Algérie refuse toute proposition d’endettement faite par des clubs financiers prestigieux qui lui ont fait comprendre qu’elle n’a qu’à demander pour que les milliards de dollars pleuvent sans retenue. L’Algérie a opposé une fin de non recevoir, polie certes, mais absolument ferme. Notre pays sait ce qu’il en coûte en matière d’endettement extérieur. Elle en a fait l‘amère expérience au cours de la décennie 90, décennie noire dans un double sens du terme. L’apurement de cette dette par le président défunt Bouteflika a été un grand moment empli de satisfaction et de soulagement immense. Quand en 2014 le prix des hydrocarbures n’a cessé de baisser allant même jusqu’à son niveau le plus bas l’Algérie, malgré le tarissement de sa trésorerie en devises n’a pas choisi de retourner à l’endettement. Une résilience qui a payé et même au delà de toute espérance. On en apprécie aujourd’hui le résultat.

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