Partenariat public –privé: Main dans la main vers des objectifs meilleurs

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Le président Tebboune y tient. Il veut que le secteur public et le secteur privé ne se tournent pas le dos car le chef de l’Etat considère qu’ils ont besoin l’un de l’autre pour consolider les objectifs soutenus de la croissance économique et permettre au bien être social de s’ y insérer . En fait il s’agit tout simplement de complémentarité. Celle –ci, nous le savons, faisait défaut jusqu’à présent.

Il n’y a plus désormais de tabou  consistant à envisager une association en termes d’entrée au capital d’une entreprise publique économique par une entreprise privée. On sait que les trésoreries d’une majorité d’EPE  ne se portent pas bien et c’est le mieux que l’on puisse dire même si ces derniers temps un effort est fourni pour garder leurs têtes  hors de l’eau mais, indubitablement, cela ne suffit pas pour les mettre à flots. Or c’est de cela qu’il s’agit, précisément. La conception d’une nouvelle Algérie qu’a le président de la république s’articule comme une chaine qui fonctionne avec des chainons qui sont exempts de défauts. Or pour que cela fonctionne le lien entre tous les chainons doit être indéfectible. Nous avons affaire à deux options. La première consiste à laisser les choses en l’état, autrement dit, continuer de lisser évoluer séparément le secteur public et le secteur privé et les mettre en compétitivité. La seconde option consiste, quant à elle, de créer un lien entre ces deux secteurs tout en leur permettant de conserver la propriété de leurs entreprises. Il ne s’agit pas de permettre une logique d’absorbation de l’un par l’autre. Finalement il semble, c’est du moins ce qui est en train de se faire depuis l’abrogation de la règle restrictive  du 51/49  à laquelle il faut ajouter la nouvelle réglementation juridique concernant le code des investissements, que la nouvelle stratégie économique imposée par le président de la république et appliquée par l’exécutif  et qui est de surplus approuvée par les deux chambres du parlement va dans le sens de la deuxième option. En fait les deux secteurs qui évoluent aujourd’hui dans la sphère économique visent un seul et même objectif, rester présents. Pour y parvenir l’un a besoin de l’autre. Le secteur public  a de meilleures capacités de gérer ses entreprises que le secteur privé qui gère les siennes de manière anachronique, voire patriarcale. Cela ne se fait plus. C’était valable au 19 ème siècle, cela a totalement disparu le siècle dernier et on n’a plus aucun souvenir de cette manière d’opérer en ce siècle. Pour dire clairement les choses le secteur privé emploie encore des méthodes qualifiées aujourd’hui d’antiques. Ce n’est pas du tout le cas du secteur public régi par des règles de gestion bien précises et bien huilées qui l’ont souvent sauvé de la menace de faillite. Les compétences de gestion des EPE  peuvent être mises au service des entreprises de grande taille ou même de taille moyenne du secteur privé. Bien sur cela ne peut se réaliser sans un accord d’association entre ces deux types d’entreprises. Au final et sans qu’il n’y ait aucun risque d’absorbation de l’une par l’autre les deux entreprises P/P qui s’associent trouveront leur compte pour le plus grand bien de leurs trésoreries.       

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